Retour Nouvelles cliquez Alertes Suite Contact
Accueil Liens Galerie Aide Dossiers Archive Documents Réformes
     

La France surendettée

En 2011, la dette publique a continué de progresser. Elle atteint désormais 1717, 3 milliards d'euros ce qui représente 85,8 % du PIB à fin 2012. Un niveau record. Un an plus tôt elle équivalait à « seulement » 82,3 % du PIB.

L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine dans la réforme de la Banque de France du 3 janvier 1973, sous Georges POMPIDOU

Georges Pompidou et Valery Giscard d'Estaing ont causé la dette en France ! PompidouDans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »

Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la Banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

Auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, mais avec cette nouvelle loi il perd ce droit qui est du même coup relégué aux banques privées, lesquelles en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.

Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.
Mais on ne peut plus rétablir la Banque de France comme avant :

L’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 n’a plus cours. Il a été abrogé avec Maastricht en 1992, qui l’a remplacé par un truc (l’article 104 du Traité de Maastricht interdit aux États d’emprunter auprès de leurs banque centrales) qui est bien plus qu’une loi nationale, puisqu’il s’agit d’un traité au niveau international européen, et qui est donc plus contraignant encore puisqu’il est plus difficile d’en sortir. Et avec le traité de Lisbonne, cette loi (devenue l’article 123 du traité de Lisbonne) est passée carrément au niveau constitutionnel de l’Europe. Mais, bien qu’elle ait changé de nom ou de numéro, il s’agit toujours de la même loi Rothschild !

Cela fait longtemps que ce problème de dette publique est connu. Malheureusement par trop peu d'élus. Giscard d'EstaingEt le problème a pour origine une loi votée sous Pompidou. Giscard est ministre des finances à l’époque et prendra la présidence l’année d’après. C’est la victoire de la droite financière sur la droite morale, et l'ultra-libéral Giscard accompagnera la transformation idéologique de la société, vers la libéralisation, ou le néo-libéralisme.

Et c’est lui qui va rédiger le TCE, dont son fameux article 104 passe dans la constitution européenne cette dépendance des Etats à l’égard des banques privées.

Giscard est dans la finance publique depuis qu’il quitte l’ENA en 1952. D’où vient l’idée à l’origine de la loi de janvier 1973 ? Je ne sais pas. Mais Giscard est sûrement un bon candidat.

Sarkozy obéit à Standard & Poor's.

Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche 29 janvier un nouveau plan d’austérité :
Ça va saigner !

Moody's, autre agence de notation, surveille prête à baisser le triple AAA mis en suspend

Depuis 36 ans, la crise est annoncée afin de légitimer la mise en place de mesures d'austérité drastiques et pour bloquer les salaires. En fait, on a dopé la croissance. Depuis 1979, la productivité a été multipliée par 5 en 30 ans, ce qui est légèrement différent d'une définition de la crise pour les entreprises, mais la croissance n'a été que de 2% en moyenne/an et le temps de travail est resté le même. Résultat: plus de 4,5 millions de chômeurs/rmistes et quasiment autant de travailleurs ultra-précaires à temps partiel contraint ! En même temps, entre 1993 et 2003, en France, les dividendes ont augmenté de 74,8 %,les revenus des non salariés de 39 %, ceux des salariés de 8 % alors que le RMI a augmenté de 3 %. On voit où va l'argent de la crise. En réalité, les produits de qualité qui sont faits pour durer se vendent bien, mais la surproduction industrielle qui est liée à l'exploitation insensée engendre des stocks qu'on ne peut même pas refiler au Tiers Monde, lieu de spoliation par des multinationales et de crises incessantes. L'énorme budget militaire contribue à l'endettement, mais nos dirigeants veulent le prestige international que donne la force de frappe nucléaire, malgré les protestations populaires !
Et dernièrement, avec la mise en place de la réforme des retraites, de la sécurité sociale, on n'a plus qu'à se serrer la ceinture : cette fois, avec la crise financière et avec un déficit du commerce extérieur record ! Malgré tout, les difficultés économiques n'ont pas le même résultat partout, la plupart des grands patrons français ont des rémunérations phraoniques qu'on ne soupçonne pas... ainsi que le nouveau président de la république.

L'absurde statut privé de la BCE doit être revu totalement, car, pendant que la livre sterling se maintient, l'euro devient de plus en plus cher, ce qui entrave nos exportations. Le fait qu'en Europe la politique monétaire européenne échappe à tout contrôle dans la zone euro, et que coexiste une zone "hors euro" (Royaume-Uni ayant conservé sa monnaie en entrant dans la Communauté) est totalement incohérent ! Et pourquoi ne pourrions-nous pas en sortir librement ?

diagrammeEn 2004, le député socialiste François Hollande avait révélé que le cumul de la dette publique française s'élevait à 1 000 milliards d'euros.
La dette publique atteint 64.7% du PIB en 2004. (en 1978 : 21.3%)
Le 3 avril 2004, lors d'un sommet Ecofin informel en Irlande, M. Sarkozy avait renouvelé l'engagement de la France à ramener le déficit public sous les 3% du PIB en 2005, mais depuis, le ministre du budget est passé à un autre poste et les finances publiques semblent aller vers la banqueroute.
Avec 770 millions d'euros de déficit venant du scandaleux déficit du Crédit Lyonnais, mêlé à l'affaire Executive Life, et du déficit de France Telecom, les finances sont au plus bas, ce qui explique notre inquiétude.

A combien s'élève aujourd'hui le cumul de la dette publique accumulée depuis des années par les responsables du Budget et approuvée par les parlementaires de la majorité, dette publiquemessieurs les responsables des finances publiques ? Et qui va payer ?  Les responsables ? Non ! Encore les contribuables, pauvre vaches à lait du régime

De 1 000 milliards à 2 000 milliards d’euros !

Les comptes publics se sont dégradés beaucoup plus que prévu. «Nous vivons au-dessus de nos moyens ; notre dette publique n’atteint pas 1 117 milliards d’euros, mais 2 000 milliards», s’exclamait Thierry Breton dans La Tribune du 30 novembre 2005 (le Ministre du Budget a expliqué l'actualité de ce chiffre. Selon lui, le déficit public est évalué à deux mille milliards d'euros en novembre 2005, compte tenu des pensions de retraite à verser aux fonctionnaires).

Le président Chirac, qui avait vendu à crédit des avions Mirage IV à l'Iraq en pure perte, a engagé la France dans un libéralisme effréné et prêche la flexibilité de l'emploi. Pas étonnant, il avait annoncé la couleur pendant sa campagne : il est acquis au libéralisme ...qui brise l'Etat social et citoyen.Chirac

Mais il n'a été réélu au second tour des présidentielles de 2002 que parce que la Gauche était divisée au premier tour et comme rempart à Le Pen. Les dérives budgétaires continuent donc : la dette publique atteindrait donc 2 000 milliards d’euros fin novembre 2005, soit 33 000 euros par Français. En effet, le pouvoir d'achat a baissé par rapport aux valeurs en hausse comme l'immobilier. Le taux de croissance est nulle et la commission Pébereau a calculé que la dette s'élèverait à 65% du PIB fin 2005 !

« La dette publique a explosé ; il va falloir réduire les dépenses »

En tant que ministre d'Edouard Balladur, puis de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy avait déjà contribué à l'augmentation de la dette publique. N. SARKOZYMinistre du Budget en 1993-1994 puis en 1995 ministre de la Communication. Sous Chirac, il fut ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales en 2002-2004. En 2004, Nicolas Sarkozy était Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. En 2005, il se retrouve Ministre de l'Intérieur juqu'en 2007. Un an plus tard, "les caisses sont plus vides que vides"...

la dette sous le régime militariste

Le budget de la "défense" pour 2006 a été adopté en présence d'une poignée de députés. Il prévoit 47 milliards d'euros de crédits répartis en 4 missions : défense armée, anciens combattants, gendarmerie et recherche. Ce montant est égal au déficit annuel de notre pays (46,7 milliards d'€, d'après Les Echos), et ce n'est pas admissible car cela sert qu'à renforcer les troupes de l'OTAN et de l'ONU. En fait, il n'y a plus de politique de défense indépendante en France, comme en Europe.

Rendre des comptes

deficitFin 2006, il parait que la dette atteint 1 200 milliards d'euros, soit 20 000 € par habitant. Le manque de démocratie dans nos institutions est flagrant. La chambre des députés n'a plus qu'un rôle restreint : les 577 députés qui siègent pour l'entregistrement des lois venant du gouvernenment (le débat est faussé d'avance) nous coûtent la bagatelle de 25 millions F/mois (3.894.750 €/mois). Il faudrait exiger que les élus rendent des comptes, et que tout soit transparant dans la gestion des budgets publics. La déclaration des droits de l'homme et du citoyen donnait au citoyen le droit à l'objection fiscale, ce qui consiste à refuser de payer pour ne pas contribuer aux abus (politique de défense armée trop onéreuse), ou pour s'opposer à une politique qui nuit à la paix ou à l'équité. Et pourquoi pas une Charte des devoirs impérieux des élus ?

En la matière, cela s'aggrave avec le nouveau président acquis à l'ultra-libéralisme. Son discours bluffant sur le pouvoir d'achat a tout de la démagogie. Mais tandis qu'il réduit drastiquement le nombre de fonctionnaires, le nouveau locataire du palais de l'Elysée, loin de réduire son train de vie, a fait doubler le budget somptuaire de l'Elysée et s'octroie une augmentation. Il a commencé son mandat présidentiel par un "paquet fiscal" de 10 milliards d'allègements fiscaux en faveur des riches (taux d'imposition abaissé à 50% maxi) et en faveur des entreprises (exonération de charges pour les heures supplémentaires payées, pas de droits de succession à payer); L'endettement de la France est à peu près le même qu'en Argentine en 2001, après le tournant libéral avec Carlos Menem. Mars 2008, le chiffre tombe : Le déficit atteint 3.000 milliards d'euros.

Nouvellement élu, le chef de l'Etat creuse la dette

Président, Nicolas Sarkozy est incapable de tenir ses promesses faites au sommet Ecofin informel en Irlande du 3 avril 2004 ; il a perdu sa cote de popularité car tout le monde commence à se rendre compte qu'il y a du bluff dans tout ce qu'il dit. gouvernementDepuis le début de son mandat présidenciel, la dette s'est lourdement aggravée et son paquet fiscal s'est révélé être un cadeau pour les riches au détriment du reste de la population. Opposé à tout débat démocratique, il se comporte en dictateur paranoïaque et Marianne avait raison de prévenir au moment des élections que ce candidat était dangereux. Face à la crise, il aggrave les choses. Le cadeau fait aux banque, sans aucune obligation pour elles en quoi que ce soit ? Les dépenses somptuaires de l'Elysée font scandale. Le grand emprunt d'Etat annoncé va alourdir cette dette de façon inimaginable ! A la fin du quinquénat de N. Sarkozy, la France perd son triple A, dégradation qui va relever le taux d'intérêt de la dette, et elle deviendra plus chère à rembourser !

Scandales

En pleine crise, le gouvernement siphonne 600 millions d'euros des caisses des chômeurs et des handicapés - De plus, il coule la Sécurité Sociale en décrétant des exonérations de cotisation aux entrepises... Les nouvelles taxes et hausses d'impôt ne semblent pas suffire ?

Les injustices sociales sont flagrantes et atteignent le sommet lorsque le chef de l'Etat sabote les négociations sociales, alors que les inégalités se creusent de plus en plus entre riches et pauvres, entre patrons et salariés. La citoyenneté n'a plus sa place dans ce régime autoritaire et répressif avec un Président qui s'octroie la part du lion.

=> evolution-des-recettes-publiques-depuis-2006
 Cadeau fiscal aux riches patrons... Des revenus avoisinant 310 fois le SMIC !

Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés en 2007 s’établit à 383 000 euros par mois. Les paradis fiscaux les ont déjà rendu très riches, et le gouvernement de Droite les avantage en les exonérant de charges sociales (contre des embauches) et les stock options également. Autres avantages des plus riches : il y a les niches fiscales et le «paquet fiscal» adopté en août 2007. Controversé, ce texte de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat regroupe les promesses de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Il prévoyait l'exonération des heures supplémentaires, la mise en place du revenu de solidarité active, encadrement des parachutes dorés, la création d'un crédit d'impôt sur les intérêts immobiliers, l'abaissement du bouclier fiscal à 50 % ou encore la suppression des droits de succession pour le conjoint survivant... Un «paquet» à 11 à 13 milliards €.Bush-Sarkozy

Opération SARKOZY : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française.

Fraichement élu, Nicolas Sarkozy a été reçu chez les Bush. « L'objet officiel de la rencontre était de faciliter le réchauffement des relations entre les deux pays. Mais Bush junior et senior ont aussi partagé avec le président français leur passion de la pêche.» (Le Monde). On ne s'étonnera pas que celui-ci soit appelé « l'Américain ». Un ami de Bush qui fait exactement comme Carlos Menen en Argentine : nous ruiner tous. Bientôt, l'aggravation de l'endettement des nations avec la crise de l'énergie va être terrible : l'après pétrole.

Ecofin = réunion des ministres de l’Economie et des Finances de l'Union européenne. Retour

Executive Life est une affaire qui coûte très cher aux contribuables français. En quelques années, il a fallu aligner 1 milliard 382 millions de dollars... L'affaire arrive en phase finale et on espère que l'affaire sera réglée définitivement avec la justice américaine cette année. Retour

Dépenses publiquesTableau des dépenses en 2008 : Tout le domaine social se limite à l'enseignement et au  logement. Rien pour les Hôpitaux, et rien pour la Sécurité Sociale. Notons encore que les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis 20 ans avec perte du pouvoir d'achat et qu'il est prévu 22.791 suppressions de postes de fonctionnaires à temps plein en 2008.
déficit public J'ajoute que l'on ne construit plus de routes, et que le péage sur les autoroutes - qui occasionne des pertes de temps aux heures d'affluence - n'est pas digne d'un Etat moderne, mais relève du moyen-âge.
Le déficit public annuel atteindra 141 milliards d'euros en 2009, soit 8,2% du PIB. Là, on est loin des critères de Maastrich ! La moitié des dépenses de l'État va être financée à crédit cette année (les dépenses du budget général représentant quelque 280 milliards)... Les rentrées fiscales sont catastrophiques, parait-il. Nicolas Sarkozy a donc décidé de réduire de moitié le nombre de fonctionnaires dans l'Education Nationale et dans tous les autres services sociaux de l'Etat.
Retour

 
Une interface créée par :