Démantèlement progressif de la Sécurité Sociale
Le budget de la Sécurité Sociale en débat
Les députés ont débattu le budget 2012 de
la Sécurité sociale, avec un déficit à
14 milliards d'euros qui, même réduit de 40 % par
rapport à 2010, devait donner lieu à de vifs débats.
Cette amélioration, qui concerne aussi la branche maladie
dont le déficit annoncé de 5,9 milliards a été
divisé par deux en deux ans, repose cependant sur une prévision
de croissance de 1,75 % qui ne pourra pas être tenue.
Le gouvernement français a fait couler volontairement
la Sécurité Sociale en exonérant les
patrons de cotisations sociales, dernièrement pour les
heures suplémentaires... et en commandant 60 millions de
doses de vaccin antigrippal en trop ! La
grippe A n'a fait aucun mort de plus qu'une autre.
Bien qu'il soit dû en grande partie aux exonérations
de cotisations accordées généreusement aux
entreprises et au retard de paiement de cotisations de l'Administration
(la dette s'élevait à 5,8 milliards d'euros le 30/12/2007),
le déficit de l'assurance maladie a
révélé les dérives
de la médecine moderne, de plus en plus chère. Pourtant,
sans être une assurance-santé pour les cotisants,
ce système basé sur la solidarité
devrait perdurer tant que les gens cotisent. La Cour des
Comptes l'a fait remarquer... mais à quoi cela sert-il
si le gouvernement de droite reste sourd à tout progrès
social ? Pirouettes de toutes sortes, idées farfelues,
logique commerciale caractérisent la réforme et,
malgré toute cette absurdité, le gouvernement impose
des mesures impopulaires pour tenter de réduire le déficit
chronique :
- Premièrement, la "franchise" est non remboursable
: 1 € du prix à payer pour chaque consultation médicale,
mais également sur vos examens radiologiques ou analyses.
Tout le monde est concerné. Attention aux consultations
chez un spécialiste du secteur 1 : la franchise est majorée
de 2 euros et 3 euros selon le spécialiste (vous payez
23 euros). Les dépassements d'honoraires des professionnels
de santé ne sont jamais pris en charge par l'Assurance
Maladie. Pendant le même temps, les honoraires sont en hausse
constante.... et la taxe sur les Mutuelles de santé a été
triplée pour l'an prochain !!!
Pourtant, la Sécurité Sociale est un droit pour
tous, garanti par la Déclaration Universelle des Droits
de l'Homme (Art. 22). Et nous assistons, plus ou moins passivement,
à cet engrenage infernal :
- Déremboursement progressif de tous
les médicaments et libéralisation de leurs prix.
Liste
des 617 médicaments dans le collimateur en avril 2003,
et voici la liste
des 84 médicaments concernés (juillet 2003).
En août 2003, première grosse vague de déremboursements
: 820
médicaments déremboursés sur les 835
jugés à service médical rendu insuffisant
(SMRI), suivie d'autres les années suivantes :
liste de 221 médicaments déremboursés (13
septembre 2005).
Liste
de 152
nouveaux médicaments déremboursés (expectorants)
au 1er mars 2006.
- De plus, le forfait hospitalier
(entré en vigueur le 1er septembre 2006) va
passer de 18 € à 26 € (pour frais médicaux
hospitaliers supérieurs à 91 € ou ayant un
coefficient égal ou supérieur à 50). Aucune
complémentaire n'assure le remboursement,à moins
de payer une surprime, peut-être... Il existe cependant
des exceptions : certains actes sont exonérés de
cette participation forfaitaire, ceux qui bénéficient
d'une prise en charge à 100 % en raison de leur situation
(accident de travail) ou de leur état de santé ne
sont pas concernées.
- Troisième vague de déremboursements en 2007 :
la HAS recommande
le déremboursement total de 89 nouveaux médicaments
et le déremboursement partiel de 45 autres.
Ce déremboursement progressif de 134 médicaments
porte sur des vasodilatateurs*
souvent prescrits aux personnes âgées, des anti-diarrhéiques,
et sur différents médicaments utilisés en
oto-rhino-laryngologie, pneumologie et infectiologie. La consultation
chez le médecin va sans doute passer de 22 à 23
€ en 2012.
Depuis 2006, plus de 50% des médicaments ne sont plus remboursés,
parce que jugés sans efficacité thérapeutique
démontrée, ou sont moins bien remboursés
car ils sont considérés d'une efficacité
faible par des "experts". Les industries pharmaceutiques,
craignant une désaffectation pour les médicaments,
suggèrent à l'Etat de faire des économies
en encourageant l'automédication alors qu'il y a peu de
temps cela était défendu (27.12.06).
Le gouvernement a pris la décision du déremboursement
progressif de façon à ne pas trop effrayer les citoyens
(soit 156 médicaments déremboursés dès
2007, + 65 veinotoniques totalement déremboursés
en 2008). En 2007 et 2008 : 273 déremboursements
dont 62 médicaments veinotoniques (baisse progressive de
35% à 15% à partir de février 2007, puis
non remboursements en 2008). Cela fait donc encore 62 médicaments
déremboursés en 2008.
- Quatrième vague de déremboursements. Incroyable,
pour mettre de nouveaux médicaments assez chers sur le
marché, les anciens médicaments sont maintenant
déclarés peu ou pas efficaces ! Le gouvernement
a arrêté la liste des produits dont le taux de remboursement
va passer de 35% à 15% en avril 2010. Economie attendue
: 145 millions d'euros en 2010. Seraient concernés le Tanakan
d'Ipsen, un traitement des troubles de la mémoire chez
les personnes âgées; l'ART, un traitement des symptômes
de l'arthrose, l'Equanil, un anxiolytique, l'Hexomédine,
un antiseptique, la crème contre l'herpès Zovirax
ou le sirop contre la toux Polery Enfant. Dès février,
la liste
de près de 200 médicaments beaucoup moins remboursés
a été mise en ligne par www.lesechos.fr !
Novembre 2011. Le gouvernement veut faire payer le prix de la
dette publique aux salariés. Le délai de carence
s'allongera d'un jour de plus pour les salariés du privé
et il s'instaurera à un jour pour les fonctionnaires. Et
les cotisations sociales, c'est quand qu'on nous les supprime
?
Décembre 2011. Une liste de 80 médicaments jugés
inutiles par la Haute Autorité de santé a été
publiée au Journal officiel. A savoir, par ordre décroissant,
18 myorelaxants, 17 vasodilatateurs, 8 produits contre l'ostéoporose,
7 antirhumatismaux non stéroïdiens, 5 anti-hémorroïdaires
en crème, 5 anti-arthrosiques et traitements des crampes,
3 antiparkinsoniens et 2 bains de bouche. "Près de
80% de ces spécialités sont disponibles uniquement
sur ordonnance", précise la HAS. A partir du 1er
décembre, ils ne seront plus pris en charge par l’assurance
maladie. La liste publiée au "Journal officiel"
mentionne le déremboursement de 17 vasodilatateurs périphériques
à base de buflomédil (dont Fonzylane®). Pourtant,
ces médicaments ont été retirés du
marché en février 2011 !!!
Une liste complémentaire est attendue pour le début
de l’année 2012. La preuve encore que des médicaments
de pacotille sont mis sur le marché pour les tester auprès
des malades, à leur insu !
Incohérence, résultats nuls
Des médicaments restent remboursables à 15 % :
il
y a des incohérences dans la liste et Roseline Bachelot
n'a aucune compétence pour en décider (elle a toujours
travaillé au service des labos pharmaceutiques comme visiteuse
médicale).
Continuer à rembourser, même à 15 %, des médicaments
à service médical rendu insuffisant ou à
balance bénéfices-risques défavorable est
regrettable. Ils devraient être retirés du marché.
À l’inverse, certains médicaments à
balance bénéfices-risques favorable sont présents
à tort dans cette liste car ils devraient être mieux
remboursables...
Le total des déremboursements atteint maintenant un nombre
difficile à connaitre car les informations sont presque
inaccessibles, bien que cela nous concerne tous. Toujours plus
de médicaments sont moins bien ou pas remboursés,
et le déficit n'est pas jugulé. La faute, parait-il,
au déficit de la Sécurité
Sociale qui avoisine les 30 milliards d'euros ! Tout cela
sonne faux !
Libéralisation des prix, hausse de la TVA et démantèlement
complet...
Les nombreux
médicaments qui ne sont plus remboursés depuis 2001
sont remplacé par d'autres beaucoup plus chers. L'industrie
pharmaceutique ne s'est pas privée de les augmenter vu
que les prix sont libérés. Avec la liberté
des prix des médicaments et la hausse de la TVA sur les
médicaments (passée à l'occasion de 2,1%
à 5,5%), la libéralisation
a pour effet une augmentation des prix, aggravant le déficit
de la Sécu et l'accès aux soins devient impossible
aux pauvres. C'est une politique de santé ultralibérale
qui se met en place avec pour conséquence une médecine
à deux vitesses, et l'iniquité.
De même, le tarif des consultations médicales ne
cesse d'augmenter : à partir du 15 février
2007, la consultation d'un généraliste passe de
21€ à 22€, et en 2011 elle passera de 22 à
23€ pour répondre au "malaise de la médecine
de proximité". Pour cela, le chef de l'Etat va relever
le statut de généraliste à celui de spécialiste.
Ainsi les consultations chez un généraliste sera
facturée comme celles d'un spécialiste.
Les Français se mettent à l'automédication
ce qui fait le bonheur des pharmaciens et des industriels, car
le marché a déjà progressé de 8 %
par an, la publicité aidant, alors qu'elle est normalement
interdite par la loi à la télévision ! Enfin,
comme le gouvernement n'a pas su réduire le trou de la
sécu avec toutes ces mesures, il y ajoute des franchises,
la taxation des mutuelles, ce qui va alourdir la cotisation d'assurance
complémentaire...
Nouvelles franchises
Confondant habilement le système de protection
sociale français de type «solidaire»,
Nicolas Sarkozy va imposer dès janvier 2008 une
franchise comme dans les compagnies commerciales d’assurances.
Il avance sa proposition comme s’il s’agissait
d’une solution au déficit, alors qu’il
agit en réalité dans le sens du démantèlement
de la protection sociale solidaire et pour l’ouverture
d’un nouveau marché aux firmes capitalistes.
N'est-ce pas un cadeau pour son frère, Guillaume
Sarkozy, délégué général
de Médéric,
et Directeur du Marketing Stratégique et du Pôle
des Assurances ?
Dès janvier 2008, ce sont plusieurs franchises
sur les remboursements de soins, actes médicaux,
paramédicaux, pharmacie et transports en ambulance
qui s'ajoutent aux cotisations à la Sécurité
sociale, aux taxes sociales, et dont le cumul devrait
atteindre environ 800 millions d'euros pour financer un
plan Alzheimer (non pris en charge par la complémentaire
maladie accident)... qui tarde à se mettre en place.
De
source officielle : FRANCHISE à payer en plus
des cotisations à la Sécurité Sociale
: 0,50€ pour chaque boite de médicament, 0,50
pour chaque soin infirmier ou chaque séance de
massage-kinésithérapie, et 2 € par
prestation ambulatoire (franchise plafonnée 50
€ par an pour l'ensemble des actes ou prestations
concernés), sauf pour les femmes enceintes.
Un plafond journalier a été mis en place
pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires.
On ne peut pas déduire :
* plus de 2 euros par jour sur les actes paramédicaux
;
* plus de 4 euros par jour pour les transports sanitaires.
Un collectif national regroupant partis politiques, associations,
syndicats, s’est créé pour amplifier
le mouvement initié par la pétition, à
l’adresse : www.contre-les-franchises.org
|
Hausse de la nouvelle taxation
Augmentation continuelle de la taxe sur le chiffre d'affaire
des Mutuelles depuis janvier 2009 pour les assurances
complémentaires, ce qui revient à provoquer
une augmentation de la cotisation et donc à faire
basculer vers le privé (pour la société
de profit) le régime mutualiste : déjà
à 5,9 % puis triplement de la taxe en 2012. Cette
taxation des organismes d'assurance complémentaire
est le dernier coup porté contre le régime
de Sécurité Sociale basé sur la solidarité,
toutes ces mesures causant un véritable démantèlement
du régime de solidarité de la Sécurité
Sociale. L'assurance-maladie est appelée à
être progressivement remplacée par des compagnies
d'assurances privées (libéralisme
oblige !). En
effet, on voit qui est intéressé :
Constitution
d’un nouvel état-major chez MEDERIC :
création d'un Comité Exécutif Groupe
de Médéric dirigé par Guillaume
Sarkozy, Délégué Général
de Médéric, Président du Comité
Exécutif Groupe. Le 20 mars 2007, Guillaume
Sarkozy annonçait la mise en place d'une nouvelle
organisation de Mederic : Une nouvelle organisation
qui privilégie le développement commercial
!
Au cours d’un programme de rencontre des collaborateurs
des différentes entités du groupe Médéric
à Paris et en régions, Guillaume Sarkozy
a dévoilé les chantiers prioritaires du
groupe, annoncé la création d’un Comité
Exécutif Groupe et la mise en place d’une
nouvelle organisation.
Et cela grâce à son emprise sur les retraites
complémentaire, il balance des publicités
pour vous faire payer toutes sortes d'assurances supplémentaires.
Et après, ce sera pour financer les retraites qu'on
va passer au privé ?
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En Grande-Bretagne, on a observé une série de conversions
de mutuelles en sociétés d'assurances (sociétés
anonymes). En France, où ce processus était légalement
impossible, la démutualisation n'a pu s'effectuer que par
l'achat de filiales qui sont devenues beaucoup plus importantes
que la mutuelle à laquelle elles appartenaient. C'est par
ce tour de passe-passe que Mr Claude Bébéar a constitué
AXA, l'une des plus importantes compagnies d'assurances privées
mondiales.
Depuis déjà 4 ans, les mutuelles modifient leurs
statuts pour rejoindre les compagnies d'assurances en France.
L'assureur français est une des plus grandes sociétés
de courtage française en mutuelle. Ils commercialisent
plus de 100 formules différentes pour afficher des tarifs
à la carte, pas trop haut au début pour appâter
le client. Evidemment, les tarifs sont toujours susceptibles d'augmenter
par la suite...
Prêts à jouer leur rôle dans le nouveau dispositif
qui va se mettre en place, les assureurs santé sont aux
aguêts. Ils considèrent que « l'accès
aux données de santé, dans le strict respect du
secret médical, est indispensable aux prestations de qualité
qu'ils apportent à leurs assurés » et que
« la création d'un institut des données de
santé pour le partage de l'information constituerait une
avancée incontestable pour améliorer l'identification
des dépenses de santé, mais ne permettrait pas à
elle seule une gestion efficace des prestations individuelles
par les organismes complémentaires. » La FFSA
voudrait avoir accès au dossier de santé avec le
test génétique prénatal. Si on lui refuse
cet accès, qui dit qu'elles ne chercheront pas à
soutirer ces précieuses informations auprès des
clients naïfs en leur demandant leur nouvelle carte vitale,
sous prétexte de leur faire un cadeau à la souscription
? Contrairement à la revendication d'accès à
des informations d'ordre privé des sociétés
d'assurance, les grandes fédérations de mutuelles
françaises voudraient que l'interdiction de recueillir
des informations médicales, aux fins de tarification, et
de tout traitement préférentiel à l'égard
d'un adhérent soit imposée à l'ensemble des
compagnies d'assurances européennes, y compris celles à
finalité marchande. Elle réclament également
de pouvoir gérer, au sein d'une même structure mutualiste,
des établissements sanitaires participant au service public,
c'est-à-dire de pouvoir utiliser les activités solvables
pour équilibrer les prestations déficitaires.
Le déficit du régime général
culminait à 12 milliards en 2008, chiffre constant
depuis 2004 (13 milliards d'euros) malgré l'augmentation
des prélèvements sociaux sur tous les revenus mobiliers.
Le
déficit global atteindra 30 milliards d’euros en
2010 et sûrement plus de 30 milliards d’euros en 2011.
Ainsi donc, confrontés à un déficit qu’ils
ont créé eux-mêmes, les responsables de l'Administration
ne voient comme seule solution que d’augmenter la charge
des frais : l'élévation scandaleuse du forfait hospitalier,
diminution des remboursements, participation financière
directe du patient au coût de l’acte médical,
déremboursement des médicaments à faible
coût sur des arguments pseudo-scientifiques, et augmentation
des tarifs de consultation médicale (qui passe de 21€
en 2007).
La branche vieillesse est à son tour dans le rouge à
cause des départs anticipés à la retraite
de la loi Fillon (mesure qui profite aux personnes ayant commencé
à travailler très jeunes), mais avec les départs
à la retraite qui correspondent au baby-boom 1947-1950,
il est question de réduire encore les prestations vieillesse
alors qu'il n'est même pas question d'abolir les exonérations
de cotisations accordées aux Entreprises et à l'Administration.
Sarkozy réponds aux marins-pêcheurs en difficulté
à cause de la hausse du gasoil en leur promettant une exonération
de charges sociales, et aux patrons la même chose pour les
heures supplémentaires ! Retour
Des vasodilatateurs,
tels que le Tanakan et le Sermion. Parmi les produits pour lesquels
la Haute autorité préconise un déremboursement
figurent notamment le Tanakan, l’Iskedyl, le Pneumorel ou
encore l’Ercefuryl.
Depuis janvier 2007, le forfait hospitalier, fixé par arrêté
ministériel, ne cesse d'augmenter
LIBERALISATION.
Après l’avoir écartée de la directive
services, la Commission européenne remet la libéralisation
du secteur de la santé à l’ordre du jour,
via un projet de directive spécifique. Sortie par une porte,
réintroduite par une autre.
Devant la contestation politique et sociale de la directive Bolkestein,
la Commission de Bruxelles avait décidé, en février
2006, de retirer la question des services de santé de son
champ d’application. Mais elle n’avait pas lâché
le morceau. Une directive de 2007 a prescrit «l’édification
d’un cadre communautaire pour des services de santé
sûrs, efficaces et de qualité, en renforçant
la coopération entre les États membres et en apportant
des assurances sur l’application du droit communautaire»
à ces services. En clair, la libre concurrence devrait
là aussi devenir la norme.
Une solution avait été avancée par M. Lionel
Jospin devant le 36e congrès de la Fédération
Nationale de la Mutualité
Française (FNMF), le 8 juin 2000. Il s'agit d'accorder
des avantages fiscaux aux mutuelles, dans leur activité
«complémentaire santé», dans la mesure
où, contrairement aux assurances privées, elles
se caractérisent par «le refus de toute sélection
des risques, l'absence d'individualisation des cotisations en
fonction de l'état de santé et le caractère
viager de la garantie». Les assureurs privés contractant
les mêmes engagements bénéficieraient des
mêmes avantages. Rien ne dit cependant que la Commission
de Bruxelles a accepté cette formule. Retour
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