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L'OTAN

Le monde est devenu un "village" où les moyens de télécommunications atteignent n'importe quel lieu sur le globe et où tous les marchands d'armes du monde continuent pourtant leur commerce de mort. L'Alliance atlantique et son organisation militaire, nées en 1949, ont servi de structure au bloc occidental dirigé par les Etats-Unis durant les cinquante dernières années...

On aurait pu croire qu'au soir de l'écroulement de l'URSS et du Pacte de Varsovie, en 1989, l'OTAN n'avait plus sa raison d'être. En août 1990, Mikaël Gorbatchef fit une proposition de désarmement qui fut aussitôt repousée par Donald Reagan. On connait la suite. Sans craindre la Russie, l'Union Européenne aurait pu intégrer les Pays de L'Est dans son giron, comme elle a autorisé la réunification de l'Allemagne. C'était sans compter sur le poids des armées financées par nos impôts et des industries d'armement qui financent les partis dominants, ceci bien malgré nous.
Il y eut un moment de flottement, sans réelle stratégie élaborée, mais le complexe militaro-industriel est une machine de guerre. (suite)

Avec ce Président menteur (G. W. Bush) à la tête des USA, le monde bascula le 11 septembre dans la plus grande manipulation de l'histoire pour justifier de nouveaux crimes : l'OTAN a de nouveaux objectifs globaux en déclarant la guerre au « terrorisme ». Mais quel terrorisme ? Quand l'OTAN bombarde la Serbie, comment appeler cela ? Les bombardements de l'OTAN sur la Serbie et le Kosovo n'ont rien arrangé, bien au contraire, puisqu'ils ont entrainé une vague de terreur et que des milliers de réfugiés ne sachant où aller ont été contraints de migrer ailleurs ! Les munitions à uranium appauvri ont fait beaucoup de victimes civiles innocentes !
Pareil en Irak, et en Afghanistan – Les massacres continuent !
Où se trouve la conscience humanitaire de l’Occident ?
- Pas à l'OTAN, ni au Pentagone, où réside Satan ("le père du mensonge"). Et ça continue :
logotan En 2011, les avions de chasse de l’OTAN ont bombardé à plusieurs reprises les villes de Libye. Selon la même source, ces bombardements ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Aujourdhui, il y a le même chaos en Libye qu'en Irak et qu'en Afghanistan, pays ravagés par l'intervention de l'US Army relayée des troupes de l'OTAN, et qui restent sous le contrôle d'une armée de militaires occidentaux.

L'Europe et l'OTAN

Dans la charte adoptée à Ottawa (1974), la référence à l'Europe dans le contexte atlantique était très limitée, voire même inexistante. C'est là qu'avorta la seule tentative faite par les Européens pour revendiquer leur identité et leur autonomie. L'espace économique, le dialogue euro-arabe, et la défense militaire se retrouvèrent dépendre des Américains.

  • En Juin 1999, Javier Solana est nommé à la direction de la politique européenne de sécurité commune (PESC), et donc de la PESD. Il vient de conduire la gestion des crises issues de l'éclatement de la Yougoslavie en tant que secrétaire général de l'Otan. Cette nomination marque bien l'étroite dépendance de l'Europe vis-à-vis des États-Unis. Le 12 juillet 2004, le conseil de l'UE décide de créer l'Agence européenne de l'armement. Elle se retrouve de fait sous l'autorité de Solana. La commission est membre du comité directeur, sans droit de vote, mais pleinement associée au travail de l'agence. Elle a quatre objectifs principaux :
    -  développement des capacités militaires européennes en liaison avec les structures existantes ;
    - promotion d'acquisitions d'équipements de défense ;
    - soutien à l'effort de recherche et technologie (R&T) ;
    - renforcement de la base industrielle et technologique de défense (BITD).

  • Au Conseil européen de Thessalonique du 20 juin 2003, Solana a présenté un rapport intitulé « Une Europe plus sûre dans un monde meilleur ». La guerre « préemptive » (consistant à attaquer un pays sous l'alibi qu'il pourrait représenter un danger dans un futur plus ou moins lointain...) est à l'honneur mais avec le choix d'un autre adjectif : interventions « préventives ». « Nous devons être capables d'agir avant que la situation dans les pays autour de nous ne se détériore (...) Un engagement préventif peut permettre d'éviter des problèmes plus graves dans le futur. »
    Ainsi, les « conflits régionaux » commencent entre 6 000 et 11 000 km des frontières de l'UE. Ils comprennent le Cachemire, la région des Grands Lacs d'Afrique et la péninsule coréenne. La PESD s'aménage ainsi un espace de légitimation pour intervenir loin de nos frontières, même en l'absence de conflits, sous prétexte de « défendre » la Communauté européenne.
    La doctrine Solana a été adoptée par le Conseil européen de Bruxelles en décembre 2003.

  • Derrière l’article V du Traité de Bruxelles modifié, l'OTAN s'impose comme rempart.
    L’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne marque le commencement d’une nouvelle phase pour la sécurité et la défense européennes. L’article 42.7 du Traité sur l’Union européenne stipule désormais que si un État membre est l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, et précise que les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’OTAN qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre. En 2010, L’Union de l'Europe Occidentale a donc été dissolue. "C’est en raison du Traité de Bruxelles modifié, que avons collectivement pris la décision de mettre fin au traité et, par conséquent, de fermer l’Organisation."

La France et l'OTAN

En 2007, Poutine participait au sommet des 8 Chefs d'Etat (G8) et a offert à boire à notre nouveau président. Puis Nicolas Sarkozy a décidé seul notre réintégration totale dans l'OTAN. Grand silence dans les médias. Un renfort de troupes est envoyé en Afghanistan en 2008 (à la demande du gouvernement américain), car là-bas c'est le bourbier depuis plus de six ans !
Pour beaucoup, c'est la pire des idioties. (à lire aussi La France et l'OTAN)
2010, on parle d'envoyer encore des renforts. Le débat parlementaire sur le sujet  a tourné court : le groupe UMP a voté massivement pour. Deux élus UMP ont voté contre et trois se sont abstenus. Les 23 membres du groupe Nouveau Centre ont voté pour. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) a voté en masse contre. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (souverainiste) a voté contre. François Bayrou, président du MoDem, et ses amis ont voté pour. Les deux élus du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, se sont abstenus.

La France en la personne de Nicolas Sarkozy veut rentrer dans le Commandement intégré de l'OTAN. Quelles missions aura notre nouvelle armée de professionnels du crime ? à quels ordres elle obéit-elle ? et pour quelle cause ?
Comme disait René Dumont, «l'OTAN n'est que le paravent de l'hégémonie U.S. où nos jeunes gens pourront servir de chair à canon». En Afghanistan, c'est ce qui se passe, on s'en doute, (nous avons plus de 75 morts et autant de blessés graves, en majorité des jeunes recrues de 20 ans, fin 2011).

L'US army contrôle la situation, mais depuis plus de 14 mois nos 2 journalistes qui sont pris en otage n'ont toujours pas été libérés, qu'en est-il réellement ? ).
Quoi qu'on dise, L'OTAN est un instrument de l'hégémonie américaine. Et ce sont toujours eux, "les pires amis du monde" qui commandent.
D'abord, les bombardements de l'OTAN font beaucoup de victimes civiles. Suite à un raid aérien "contre des insurgés" (le 22 Août 2008) dans la province d'Herat (ouest de l'Afghanistan), la police de la région a affirmé que quinze maisons ont été détruites dans les bombardements. « 76 personnes, tous des civils et pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tuées», a assuré le ministère de l'intérieur dans un communiqué, qui détaille parmi les victimes 50 enfants de moins de 15 ans, 19 femmes et 7 hommes.
Secondo, les sommes dépensées ainsi défient l'entendement, tandis qu'on nous dit régulièrement que les caisses sont vides pour assurer le minimum vital des citoyens défavorisés.
Tertio, les motifs invoqués sont louches, mensongers, donc plutôt inavouables. Il s'agit de missions internationales, d'enjeux économiques, d'interventions extraterritoriales et, sans trop l'affirmer, d'ingérence ici où là... Mais où sont les ennemis ? Il n'y en a pas. Alors on en invente, on nous parle sans cesse de «terrorisme» alors que ce n'est qu'un vent de révolte qui est bien naturel.
Maintenant, on bombarde et c'est à peine si l'on songe au sang versé, aux vies brisées. Appuyer sur un bouton provoque d'atroces souffrances, les dégâts collatéraux sont immenses, les victimes civiles nombreuses. Les comabts de rue font des dégats collatéraux (en effet, chacun doit savoir que les militaires sont dressés comme des bêtes féroces, tirant par réflexe). Tout cela choque et fait le désarroi de peuples entiers, mais on ne le montre pas à la télévision grand public ! Ni dans la Presse tenue par les industriels de l'armement. Censuré !

Quand la défense du pays n’est plus la mission de l’Armée et que nos troupes sont associées à l’OTAN pour des combats dans des pays tiers, que l’argent des contribuables est destiné à des interventions armées brutales sans aucune justification, que des prétextes mensongers nous sont donnés, que tout cela est décidé par le chef d'Etat sans aucun débat démocratique, comment ne pas être révolté ? C'est inadmissible !

Juillet 2016. Des agents occidentaux se sont infiltrés en Syrie pour fromenter la guerre civile. Les bombardements de l'Otan en Syrie ont fait de nombreuses vistimes civiles, ces frappes ont fait au moins 56 victimes civiles dont 11 enfants selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, OSDH). Quant aux déclarations du ministre syrien des Affaires étrangères dénonçant, à tort ou à raison, l’aviation française, rares sont les médias français a leur avoir fait écho. Et pourtant l'armée française, qui a réintégré l'OTAN, est en opération dans la région depuis des mois... Honteusements muets, nos responsables politiques, font pression sur les médias pour cacher la bavure. Inadmissible !

La professionalisation de l'armée française s'accompagne donc d'un phénomène général appelé "mondialisation", avec l'élargissement de l'OTAN à de nouveaux pays de l'Europe de l'Est, dont les troupes serviront de corps sacrifiables, de bases avancées, sous commandement américain. Le sommet du cinquantenaire à Washington, en avril 1999, se voulait "réaliste" en faisant intégrer les Pays satelites avant la Russie, comme pour constituer un paravent antirusse, face à une éventuelle menace.

En principe, "la doctrine d'une armée nationale qui passe à l'international " vient du fait qu'il faut bien justifier le colossal financement de l'armée prélevé prioritairement sur le budget national (alors que le nationalisme est périmé), et la pression du lobby militaro-industriel est très forte, évidemment (tout se fait à notre insu !). Ensuite :
- que nous n'avons plus d'ennemi désigné, mais que nous restons les vassaux des États-Unis.
- que la "guerre" s'est déplacée sur le plan économique et l'enjeu est dorénavant l'exploitation des ultimes ressources d'énergie et des matières premières de la planète, la guerre classique étant hors-la-loi... (note)
Ne mène-t-on pas en Europe une guerre en vue de s’approprier les réserves de matières premières?
L'armée moderne est une armée formée de techniciens sans lien avec la réalité, de pilotes de bombardiers, et de "commandos" qui sont préparés à toute éventualité. Qu'est-ce que la défense et combien cela coûte-t-il ?

L'europe et l'OTAN

Depuis 2002, le ralliement de nombreux Etats européens à l'OTAN a l'allure d'une mondialisation militaro-industrielle. Les Européens sont directement impliqués dans les projets de guerre des USA, d’Israël et de l’OTAN... ils appuyent son «opération de maintien de la paix» en Afghanistan, car il y a le pipe-line à construire... mais la guerre s'enlise. (cf. L'Europe et OTAN)
Comment les Etats-Unis voient-ils la constitution d'une force européenne ?
Les Américains sont favorables à l'évolution convergente des armes de défense en Europe, dans la mesure où cela les arrange en vendant plus d'armes et en contrôlant le théâtre européen. En même temps, les Américains veulent conserver un pouvoir de décision toujours aussi fort sur la politique de défense européenne.
Pourquoi les Européens n'ont-il jamais pu faire aboutir leur projet de défense européenne ? C'est parce que l'OTAN en assure toujours ce rôle, la Russie restant une menace, avec ses mille têtes nucléaires stratégiques, ses milliers de têtes tactiques et ses généraux et ses ultra-nationalistes qui ont accédé au pouvoir sans véritable démocratie. Depuis le sommet de l'Alliance atlantique qui s'est tenu le 28 mai 2002 à Rome, le ralliement de la Russie à l'OTAN ne s'est pas fait. Le désarmement général progressif et simultané n'est donc plus à l'ordre du jour, malheureusement.

Le Traité de Constitution européenne (rejeté par référendum) définissait une politique de défense prisonnière à jamais du cadre de l'OTAN :

article I-41, 2
La politique de l'Union (...) respecte les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord pour certains Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'OTAN et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre.
article I-41, 7
Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN, qui reste, pour les états qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre.

La doctrine Solana est adoptée par l'Union européenne de défense, une doctrine de sécurité commune en Occident qui justifie les interventions préventives, avec l'obligation constitutionnelle d'augmenter les dépenses militaires (Le Monde, 21 juin 2003). Selon un porte-parole de Solana, le concept stratégique sera révisé en fonction des événements, mais les Etats-Unis adoptent en premier cette doctrine, (EUobserver, 12 décembre 2003).

Art. I-40 3. «Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. Il est institué une Agence européenne de l'armement, de la recherche et des capacités militaires pour identifier les besoins opérationnels, promouvoir des mesures pour les satisfaire, contribuer à identifier et, le cas échéant, mettre en œuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense, participer à la définition d'une politique européenne des capacités et de l'armement, ainsi que pour assister le Conseil dans l'évaluation de l'amélioration des capacités militaires.4. Les décisions européennes relatives à la mise en œuvre de la politique de sécurité et de
défense commune, y compris celles portant sur le lancement d'une mission visée au présent article, sont adoptées par le Conseil statuant à l'unanimité sur proposition du ministre des Affaires étrangères de l'Union ou sur initiative d'un État membre. Le ministre des Affaires étrangères de l'Union peut proposer de recourir aux moyens nationaux ainsi qu'aux instruments de l'Union, le cas échéant conjointement avec la Commission.
5. Le Conseil peut confier la réalisation d'une mission, dans le cadre de l'Union, à un groupe d'États membres afin de préserver les valeurs de l'Union et de servir ses intérêts. La réalisation d'une telle mission est régie par les dispositions de l'article III-211.
6. Les États membres qui remplissent des critères plus élevés de capacités militaires et qui ont souscrit des engagements plus contraignants en cette matière en vue des missions les plus exigeantes, établissent une coopération structurée permanente dans le cadre de l'Union. Cette coopération est régie par l'article III-213. Elle n'affecte pas les dispositions de l'article III-210.
7. Dans le cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément aux dispositions de l'article 51 de la charte des Nations Unies. Cela n'affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres.»

En 2009, à Strasbourg, l'OTAN a fêté ses 60 ans d'existence. À cette occasion la France a annoncé son retour dans le commandement intégré de l'organisation militaire. Une mobilisation contre cette petite fête a eu lieu à Strasbourg, à Kehl et Baden-Baden, mais la police était là pour empêcher de s'exprimer librement là-dessus.

En 2010, affirment des sources fiables, tous les partenaires de l’Otan – dont la Belgique – ont approuvé dans le plus grand secret la modernisation des armes nucléaires tactiques des États-Unis stockées en Europe. Les vingt bombes B61 qui se trouvent à Kleine Brogel seront donc modernisées pour 2020. Ces dangereux engins de guerre ne seront donc pas emportés et démantelés mais, au contraire, améliorés afin de les rendre d’une utilisation plus efficace encore.

Smart Defense

Septembre 2013. En posant comme établi que l’UE et l’OTAN auraient les mêmes intérêts, la Commission européenne a fait voter au Parlement un rapport qui invite à souscrire au projet de Smart Defense concocté par l’OTAN, tendant de plus en plus à conjuguer dangereusement sécurité et défense, afin d’améliorer la contribution des pays membres de l’OTAN sans faire la distinction claire et nette entre capacités civiles et militaires. Or l'OTAN a pris l'habitude de bombarder d'autres pays comme dernièrement la Libye. La Libye nous menaçait-elle ? Non, bien sûr. Mais Nicolas Sarkozy a foncé dedans pour faire taire définitivement son ami Kadhafi avec qui il avait des relations louches. Ce rapport ne propose rien contre l’une des menaces réelles pesant sur l’UE, à savoir l’espionnage étatsunien, au contraire, il propose une coopération plus importante encore avec l’OTAN en termes de renseignement. Alors qu’il est avéré que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, les médias décident d'imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les dernières élections américaines, françaises, allemandes.
Septembre 2015. Le président François Hollande a parachevé la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy...
L’OTAN menace notre sécurité

Plan stratégique pour le « théâtre européen »

  • Le pentagone l’a fait connaitre par la voix du général Curtis Scaparrotti qui, étant à la tête du Commandement européen des États-Unis, est automatiquement à la tête de l’Otan avec la charge de Commandant suprême allié en Europe. Au Sénat des États-Unis, le 2 mai 2017, le général rappelle que « le théâtre européen reste d’une importance cruciale pour nos intérêts nationaux » et que « l’Otan nous donne un avantage unique sur nos adversaires ». Cet avantage se trouve cependant à présent mis en danger par « une Russie résurgente, qui essaie de miner l’ordre international sous conduite occidentale et de se réaffirmer comme puissance mondiale ».

  • Le Commandant suprême appelle les alliés européens à serrer les rangs autour des États-Unis pour défendre par tous les moyens l’ « ordre international » — celui qui est fondé sur la suprématie économique, politique et militaire de l’Occident — mis en péril par l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.

  • Il concentre le feu sur la Russie, en l’accusant d’« activités malignes et actions militaires contre l’Ukraine » (juste au troisième anniversaire du massacre de dizaines de Russes perpétré à Odessa le 2 mai 2014 par des néo-nazis ukrainiens sous direction des USA et de l’Otan). Mais la « menace » ne provient pas que de la Russie : les États-Unis — déclare l’amiral Harris, chef du Commandement Pacifique — sont défiés dans cette région simultanément par « une Chine agressive et une Russie revancharde ».

  • En réponse à ces défis, annonce Scaparrotti, le Commandement européen des États-Unis « est en train de revenir à son rôle historique de combat, en adaptant ses plans aux menaces que nous avons face à nous ». Il demande donc au Congrès d’augmenter les fonds pour la « European Reassurance Initiative », l’opération lancée par les USA en 2014 officiellement pour « rassurer » les alliés Otan et partenaires européens, pour laquelle 3,4 milliards de dollars ont été attribués en 2017. « De significatifs investissements sont nécessaires — souligne le général — pour augmenter dans toute l’Europe notre présence avancée, le pré-positionnement de matériels militaires, les exercices pour la préparation aux conflits ».

  • Le plan est clair et il est déjà en acte : transformer l’Europe en première ligne de la confrontation avec la Russie. C’est ce que confirme l’annonce, faite le 4 mai 2017, que l’Armée US en Europe a constitué un nouveau quartier général à Poznan, en Pologne, pour commander les plus de 6 000 GI’s basés en Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie, dans le but de « renforcer le flanc oriental de l’Otan comme dissuasion envers la Russie ».

  • Au déploiement sur le flanc oriental —comprenant forces blindées, chasseurs-bombardiers, navires de guerre et unités de missiles y compris nucléaires— participent les puissances européennes de l’Otan, comme le démontre l’envoi de troupes françaises et de chars d’assaut britanniques en Estonie.

  • Et l’armée européenne ? Lors de la rencontre avec les ministres de la Défense de l’Union européenne, le 27 avril à Malte, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg n’a laissé aucun doute : « Il a été clairement convenu par l’Union européenne que son objectif n’est pas de constituer une nouvelle armée européenne ou des structures de commandement en compétition avec celles de l’Otan, mais quelque chose qui soit complémentaire à ce que fait l’Otan ».
    Source : http://www.voltairenet.org/article196295.html

 

Phénomène de mondialisation des armées

Note. Aujourd'hui, les enjeux sont l'approvisionnement en ressources rares et précieuses (pétrole, gaz...). Les plus riches, les U.S.A. en tête, continuent de gaspiller les ressources qui se font rares et donc coûteuses. Mais bientôt, il n'y en aura plus pour tout le monde !
Les États-Unis n'excluent nullement l'usage des armes. Au contraire, sûrs de gagner, ils élaborent des stratégies pour s'assurer la victoire dès qu'une quelconque menace (oppositions ou rébellion) se fera jour. Ceci est envisagé à cause de leurs prétentions ou de leurs méthodes iniques pour satisfaire leurs besoins en hydrocarbures ou autres ressources naturelles, etc... D'ailleurs, géographiquement invulnérables et détennant l'armée la plus puissante du monde et technologiquement la plus sophistiquée, ils décident d'embargos meurtriers et frappent impunément les plus faibles qu'eux. Pour eux, la course aux armements ne s'est jamais arrêtée. Il sont déjà capables d'intervenir rapidement à n'importe quel endroit de la planète et pratiquement sans risques. De plus, l'espionage industriel est leur atout majeur. Dans un tableau des effectifs et des moyens des services de renseignement spéciaux des principaux pays, les Etats-Unis arrivent nettement en tête avec des effectifs énormes et un budget de $27 milliards par an ; et, seulement pour la NSA (qui contrôle les communications), un effectif de 40 000 personnes et un budget de $4 milliards en 1997 ! (Par comparaison, le service du Royaume-Uni emploie 15 000 agents et son budget s'élève à £500 millions). Il n'est pas question de leur tenir tête. Suite du texte

La Russie partenaire de l'OTAN ?
En 1997, l'OTAN et la Russie semblaient vouloir travailler ensemble pour construire un continent stable, sûr et sans division sur la base du partenariat et de l'intérêt commun et cela a abouti en mai 2002, avec la création du Conseil OTAN-Russie (COR), regroupant les pays membres de l'OTAN et la Russie, pour chercher définir et à exploiter les possibilités d'actions conjointes à vingt-sept, tous les partenaires étant égaux. Pourtant, cela ne s'est pas concrétisé et la Confédération Russe a appellé les européens à quitter l'OTAN. Retour en haut

Note bibliographique
"Les pires amis du monde": titre d'un livre de Jean Guisnel paru l'an dernier (éd. Stock) - 15/05/99 - Ce livre montre le cynisme du gouvernement qui domine le monde !
La guerre comme instrument de l'imperium démocratique, Les Etats-Unis s'en vont-ils en guerre ? E. Remacle, Les Livres du GRIP n° 249-250 et F. Nukundabagenzi, C. Pailhe et V. Peclow, L'Union européenne et la prévention des conflits. Concepts et instruments d'un nouvel acteur, GRIP, 2002. Retour texte

 
 
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