LE PEAK OIL ET L'APRÈS PÉTROLE
« Le pic de consommation de pétrole dans le monde,
c'est le moment où les réserves commencent à
s'épuiser. » En Arabie Séoudite, les puits
s’assèchent. L'incertitude
sur les réserves de pétrole disponibles à
des coûts d'extraction acceptables se reporte sur l'évolution
du prix de cette matière première indispensable
à la vie de nos sociétés actuelles, dans
tous ses aspects. Mais ce qui est sûr, c'est que ce prix
va augmenter et que l'or noir deviendra "hors de prix"
à partir de 2015. Ce printemps et cet été,
le Pentagone, La Lloyd's, l'armée allemande, Le Vice Président
de la Bank of America, jusqu`à James Schlesinger, ex-secrétaire
à l'énergie du président Carter, tous ont
pris la parole en ce sens ! Ils demandent au monde de se préparer
à la hausse probable du pétrole et/ou au pic pétrolier
avant 2015.
Selon certains experts, le pic de la production
pétrolière a été atteint en 2006
«
Le "peak oil" est ce moment pour lequel nous consommerons le plus
de pétrole et que nous ne découvrirons plus de gisements
capables de remplacer les volumes extraits.
Au sein de l'ASPO,
nous considérons tous qu'il est probable qu'il interviendra
à un moment ou un autre au cours de la présente
décennie, nous dit Laherrère, qui a été
longtemps directeur des techniques de prospections du groupe Total,
avant de prendre sa retraite. Compte tenu du flou savamment entretenu
autour des réserves, on ne sera vraiment sûr qu'il
a eu lieu qu'une fois que les prix de pétrole commenceront
à augmenter de manière systématique (...)
Je crois que d'ici là, nous allons connaître une
dizaine d'années au cours desquelles la courbe de la production
pétrolière va ressembler à un plateau bosselé,
avant qu'elle ne commence irrémédiablement à
chuter.» Que dit le directeur actuel de Total ?
« A Total, nous avons douze ans de réserves prouvées...
et vingt ans de réserves probables. Mais les réserves
sont de plus en plus coûteuses à exploiter. Actuellement,
c'est à plus de 1.000 mètres de profondeur qu'il
faut aller, mais si l'exploitation du pétrole offshore
profond est devenue économiquement acceptable c'est qu'il
n'y a plus de réserves de pétrole suffisantes. De
même, les sables bitumineux de l'Alberta, longtemps été
considérés comme non exploitables parce que le coût
économique de l'extraction était exorbitant, commence
à l'être quand le prix du baril monte à 120
dollars. Dans le même temps, la technologie a évolué,
ce qui permet d'aller chercher du pétrole dans des endroits
très difficiles d'accès. Nous avons des permis d'exploration
à plus de 2.000 mètres de profondeur d'eau dans
le golfe du Mexique par exemple.» Retour
texte
Notre
dépendance au pétrole est à peu près
totale dans à peu près tous les domaines, et de
très sérieux analystes envisagent que son prix pourrait
atteindre 380 $ le baril en 2015, dans une courbe de croissance
assez régulière débutée en 2005.
Depuis 2007, le prix du baril s'envole : il atteignait 100$ le
2 janvier 2008, frôlait les 120$ le 5 mai 2008. Il dépasse
150$ en février 2012.
Or, à ne pas avoir su économiser à temps,
nous en sommes réduits à devoir connaître
l'envolée des prix et bientôt la pénurie...
car le débit au robinet faiblit et le prétrole ne
gicle plus à pleine pression. (Bonne nouvelle, on vient
de découvrir une nappe au Brésil). Retour
Avec des crises financières, les déstabilisations
géopolitiques, les ravages sur l'agriculture pétrodépendante,
la décroissance, la fin de la mondialisation, il y a
des guerres pour les derniers champs pétrolifères.
L'Afghanistan, l'Iraq, la Libye, des pays convoités par
les USA pour leur pétrole sont mis à feu et à
sang ! Quand on pense que des puits de pétrole ont été
dynamités ! Et que dire des 3 milliards de dollars dépensés
pour une seule saison de Formule 1 (en 2008), soit 2 milliards
d'euros. Quel gaspillage de pétrole ! De même aux
24 heures du Mans.
Il faut arrêter cela !
Dossier
sur l'impasse énergétique du site transfert.net
(2002)
Le
"peak oil", bombe à retardement du XXe
siècle !
Les
réserves de pétrole ont été dangereusement
surévaluées, selon un groupe d'experts...
Etats et grands groupes auraient menti sciemment sur l’imminence
du "peak oil", prélude au déclin pétrolier.
Le "peak oil" a sans doute été
atteint dès 2003 ou vers 2006, d'après
l'ASPO. On pense qu'il nous reste une quarantaine d'années
de pétrole...
L'avenir de plus en plus difficile
Ainsi, ces 10 prochaines années seront un véritable
"parcours du combattant" pour l'ensemble des sociétés
du monde, avec toutes les incertitudes imaginables sur la "stabilité
du monde", stabilité d'un monde déjà
bien instable.
1) Le Prédicateur de la fin
Colin Campbell, géologue à la retraite, qui
a exploré durant toute sa carrière la planète
pétrole, donnait l'alerte du déclin dès
1989. Il est enfin pris au sérieux mais c'est un peu
tard. «La moitié environ des ressources de pétrole
conventionnel ont été exploitées.»
On a atteint le point de non-retour. D'ici à 2010, renchérit-il,
même les autres formes de pétrole (lourd, sable...)
auront atteint leur point de non-retour. «Le déclin
physique se traduira par une baisse de 2 % par an ; les conséquences
seront terribles.» Une fois passé le pic, la quantité
de brut disponible pourrait décliner à un rythme
de 2% l'an. Soit une division par deux en cinquante ans. Une
chute qui « va provoquer des bouleversements d'une ampleur
comparable à ceux de la révolution industrielle
» (Note).
2) Pas de vraie solution de rechange
Si on passe en revue les différentes énergies
qui pourraient se substituer au pétrole, aucune ne s'impose
vraiment. Sûrement pas le gaz, dont la production pourrait
culminer vers 2030. Plutôt un cocktail composé
d'énergies renouvelables (désillusion sur les
biocarburants) et d'électricité d'origine nucléaire
(ce qui demanderait plus de centrales). Le moteur à hydrogène,
dit "pile à combustible", parfois donné
comme la solution, est une solution totalement illusoire. On
sait malheureusement utiliser l'hydrogène pour en faire
des bombes, mais pas pour propulser
un engin de façon rentable. Il a été
démontré que le moteur à air comprimé
n'est pas très puissant ! Il faut immédiatement
réviser nos modes de vie. Abandonner les 4 × 4
si gourmands en essence, et cesser les voyages en avion qui
brûlent du kérosène, un carburant issu du
pétrole.
Pour se préparer, certains préconisent d'instaurer
sans tarder une taxe supplémentaire sur le brut, afin
de faire d'ores et déjà baisser la consommation
de produits pétroliers et de financer la transition.
Pas sûr que cela soit vraiment une bonne idée,
vu que les fonds sont souvent détournés à
l'insu des citoyens.
D'après l'OCDE, plus de 96 % du trafic mondial de véhicules
(utilitaires et autres) fonctionne encore grâce aux hydrocarbures,
et, en 2005, le prix du baril de pétrole atteint des
sommets. On a bien pensé à utiliser d'autres énergies,
ici ou là, mais presque rien n'a été fait
pour parer à la pénurie de pétrole, bien
au contraire. La mondialisation ayant rendu les régions
interdépendantes, ce sont les transports routiers, les
transports par mer et par air qui seront affectés, et
rien n'est plus grave... il n'y aura plus que des échanges
virtuels sur Internet. Tous les systèmes financiers seront
déstabilisés, les Etats désorganisés,
paralysés.
3) Conséquences désastreuses :
Des problèmes de transport des marchandises sans précédent
nous attendent. Les cargos et les gros avions ne pourront plus
servir. Des émeutes dans les grandes villes mal ravitaillées
en vivres sont à prévoir ; les paysans des campagnes
reviendront deux siècles en arrière avec des animaux
de trait pour subsister, sauf les gros agriculteurs, privés
de leurs machines agricoles, ils iront pointer au chômage.
Quant au transport individuel... on sera bien content de se
rendre à son travail en bicyclette, ou de voyager à
cheval, mais pour le reste... on aura aussi des montagnes de
véhicules à recycler... On n'est pas loin de la
situation imaginée dans le film "Mad Max" !
Vous pouvez consulter avec intérêt le site officiel
: Après
le pétrole, et collaborer pour partager vos idées
avec celles développées par le « MOUVEMENT
DE L'APRES-PETROLE».

Non, la pile à combustible n'est pas
une solution économique, écologique car on ne sait
pas produire de l'hydrogène à partir de l'eau, sans
utiliser beaucoup d'énergie. Alors le moteur à hydrogène,
pésenté comme un espoir pour demain, n'est pas la
solution. On sait seulement faire des bombes
H !!! (Note rajoutée en 2006) - Un
engin propulsé avec un réacteur
à hydrogène a été expérimenté
par la NASA...
Cet engin sans pilote vole à Mach 7.
Evidemment, le X-43 coûte une fortune !
Le projet continue quand même avec le DARPA ; Un
drone hypersnique conçu pour atteindre Mach 20 est
expérimenté au dessus du Pacifique (océan
dont le nom pacifique n'arrête plus la folie militariste)
|