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OGM = organisme génétiquement manipulé

Plantes OGM

C'est un organisme vivant dont on a modifié le patrimoine génétique en y insérant un ou plusieurs gènes issus d'un autre organisme vivant. Ce processus de transgenèse (encore expérimental, car on ne connait pas toute la complexité du rôle et des interactions des segments de gènes) permet de transférer des gènes d'une espèce à une autre, par exemple, d'une bactérie à une plante, ou d'un humain à un animal, ou l'inverse.

Les premières expériences ont montré que ce n'est pas aussi simple. Mais les aprentis sorciers profitent de la loi américaine qui permet la brevatibilité du vivant, et quelques firmes américaines comme Monsanto, Syngeta, Novartis, Aventis et Limagrain, font de gros bénéfices à vendre des semences OGM... mais pas les agriculteurs !

Quels sont les gènes transférés ?

En laboratoire, l'éventail est très large, et concerne aussi bien la médecine (par exemple la production d'anticorps humains par des souris) que l'agriculture. Dans celle-ci, les premiers produits commercialisés contiennent des gènes de résistance à des herbicides ou à des insecticides. Afin de vérifier la présence du gène désiré dans la plante, on introduit aussi des gènes «marqueurs», qui sont souvent des gènes de résistance à certains antibiotiques.

Quels sont les risques éventuels des OGM ?

Les gènes introduits dans les OGM pourraient se diffuser à d'autres plantes ou organismes. Cela pourrait avoir une conséquence sanitaire : la diffusion de gènes de résistance aux antibiotiques accroîtrait la capacité des organismes infectieux à survivre aux antibiotiques, ce qui constitue déjà un problème médical de plus en plus préoccupant. Autre risque écologique de la diffusion de plantes transgéniques : en renforçant la résistance aux pesticides, non seulement cela ne réduit pas la quantité de produits polluants, mais cela pourrait favoriser l'expansion d'autres plantes que celles cultivées, diminuant la biodiversité globale et appauvrissant les écosystèmes. Enfin, la contamination atteindra les cultures biologiques, et rien ne pourra plus être garanti "sans OGM". D'ailleurs, un texte, qui entrera en vigueur en 2009 dans l'Union Européenne, mentionne que la limite générale de 0,9 % de présence accidentelle d’OGM dans des produits dédiés à l’alimentation humaine s’appliquera dorénavant aussi aux produits biologiques. Ce qui veut dire que les OGM vont s'introduire petit à petit dans les produits dits "biologiques" !

Quels sont les avantages éventuels ?

Les OGM pourraient accroître significativement la productivité permettant à terme de répondre aux besoins alimentaires croissants d'une population mondiale qui va passer de 6 milliards d'habitants à près de 9 milliards au XXIe siècle. Des pays comme la Chine, l'Argentine et le Japon ont opté pour les OGM qui permettent d'accroître les rendements, à la suite des USA, et sont de grands fournisseurs de soja transgénique. Mais les avantages sont très relatifs. Les semences des espèces modifiées sont coûteuses et réduisent le revenu des agriculteurs : ils doivent tous les ans en racheter et cela n'évite pas l'achat et l'épandage d'herbicides. La résistance aux herbicides n'est pas utile là où il y la main d'œuvre pour arracher les mauvaises herbes.

Vaincre la famine dans le monde : faux alibi des firmes transnationales

la culture des OGMConçus dans des pays développés, les OGM pourraient-ils contribuer à l'éradication de la malnutrition qui sévit dans le tiers-monde ?

On peut en douter en raison de leur coût élevé. Ils pourraient, au contraire, engendrer des effets pervers pour les pays en développement. Cela accroîtrait leur dépendance économique.

Ces semences transgéniques n'ont jamais été soumises à des études par des chercheurs indépendants. On ne peut se fier au études réalisées par les producteurs eux-même, et qui n'ont aucune valeur car ne dépassant pas trois mois.

La nouvelle "révolution verte" n'a-t-elle pas été catastrophique en Inde ?

Les conclusions du Professeur M. Dufumier tendent à montrer que la question alimentaire est loin d’être aussi simple et que les nations les plus pauvres du «Sud» n’ont sans doute pas grand chose à attendre des OGM ; sans doute devraient-elles même en craindre plusieurs des conséquences désastreuses sur leur environnement. Rien n’indique que ce soit par le biais de nouveaux «progrès» en matière génétique qu’il deviendra possible de mettre fin à la faim et la malnutrition dans le Tiers-Monde si les causes persistent : militarisme, monoculture, productivisme... etc.

«Comment instruire le débat OGM ?»

Il n'a pas vraiment eu lieu au Grenelle de l'environnement.
«Si on assiste à un refus frénétique des pouvoirs publics d’encourager un véritable débat sur le modèle de la conférence citoyens, c’est que l’on sait quel en serait le résultat : plus les gens sont informés sur les OGM, plus ils sont contre.» (Matthieu Calame, Agronome. Fondation Charles-Leopold Mayer dans les Entretiens de la Mission Agrobiosciences).
Le caractère soi-disant inoffensif des OGM n'a jamais été prouvé. Les OGM sont déjà dans les aliments industriels, ceux à base de maïs ou de soja... mais aucune étude n'a permis de faire le lien avec les cancers en augmentation ou d'autres maladies. En fait, cela demanderait du temps et des moyens financiers. Les gouvernements préfèrent que les populations servent de cobayes... comme pour les médicaments !

Dossiers de demande d'autorisation faussés

Le CRIIGEN avait analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d'autorisation de ce maïs et a conclu que de nouvelles études étaient nécessaires. «Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet», déclarait en 2009 le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. «Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises privées qui non seulement mènent les études sur leurs produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats !», s'insurgeait Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace. Maintenant tout le monde doit le savoir : les nouveaux résultats d'études de la CRIIGEN sur la nocivité des OGM sont accablants...

 

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l'herbicide de Monsanto, le Round up, un produit interdit en agriculture car très toxique. Autorisé à l'importation en Europe pour l'alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré-commercialisation. Résistants à ce dangereux herbicide, le maïs transgénique de Monsanto l'absorbe, et il y a un danger pour la santé à le consommer. La consommation de maïs transgénique NK603, perturbateur endocrinien, est donc dangereux pour la santé.
Une nouvelle étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n'ont même pas fait l'objet d'études complémentaires. L'impact sanitaire d'un OGM déjà autorisé par l'Union européenne remet donc en cause le sérieux de l'évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l'autorisation de mise sur le marché de ces produits. Suite du dossier

manif d'agriculteurs

TOUS COBAYES, un film qui pose la question : Sommes-nous tous des cobayes ?
Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ?
Comment se fait-il que l'énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes? Pour son troisième film, Jean-Paul Jaud a donné la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, Sénégalais ou Français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Autant de personnes qui s’expriment librement sur ces deux problématiques majeures, les OGM et le nucléaire.
Devenez détective OGM !
Boycottons Monsanto qui produit aussi de l'aspartam, édulcorant nocif pour la santé.
« Entretiens et Publications : OGM et Progrès à débattre»

 
 
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