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OGM : organisme vivant génétiquement manipulé

Gilles-Eric Séralini, professeur à l'Université de Caen, et président du Conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique) a publié une étude accablante sur les OGM, en dénonçant l'erreur scientifique commise jusqu'ici par les autorités et Monsanto, dont les études sur les rats ne dépassaient pas 3 mois ! Son étude a duré deux ans et les tumeurs cancéreuses sont apparues au bout de 4 mois. On doit en déduire que les OGM sont à proscrire de l'alimentation immédiatement.
Soutien à Gilles-Eric Séralini par la Confédération paysanne

La Commission Européenne a autorisé la culture d'OGM en Europe, ignorant les préoccupations des citoyens. Depuis novembre 2011 – date à laquelle le Conseil d’État a annulé le moratoire sur la culture de maïs Mon 810 – et jusqu’à aujourd’hui, tout agriculteur désirant semer du maïs OGM en avait légalement le droit. Personne ne peut donc garantir que certains exploitants français favorables aux OGM n’aient profité de la période du début des semailles pour semer du maïs OGM.

La décision tardive du gouvernement de suspendre la culture du maïs OGM de Monsanto risque de mettre les Français au pied du mur, une “mesure conservatoire visant à interdire temporairement” la culture du maïs génétiquement modifié Mon 810 sur le territoire français. Par ailleurs, la mesure conservatoire décidée par le gouvernement français apparaît comme bien fragile au regard de la décision prise la Cour européenne de Justice d’annuler le moratoire de février 2008...

Un appel à la vigilance citoyenne

Les Français ne peuvent pas s’accommoder d’une situation floue sur ce sujet alors qu’une majorité (62%) d’entre eux estime que la consommation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) comporte des risques pour la santé humaine. Le président de la République doit s’engager en faveur d’une interdiction solide et durable des OGM en France et le gouvernement doit immédiatement mettre en place une surveillance étroite afin de s’assurer qu’aucun maïs OGM, désormais illégal, n’ait été planté et en ordonner la destruction le cas échéant.

L'OMC veut interdire à l'Europe toute restriction à l'importation d'OGM

En 2006 l'organisation Mondiale du Commerce (OMC), dont le Directeur Général Adjoint, ancien conseiller juridique de Monsanto (multinationale productrice d'OGM) pour les questions européennes, a tranché en faveur de la libre importation des OGM en Europe. La pomme de terre OGM a été autorisée par la Commission européenne et par la suite...Suite...

Pétition pour libérer l'Europe des OGM

Il faut un moratoire sur la pomme de terre OGM, dont la Commission Européenne vient d’autoriser la mise en culture en Europe. Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent ! Et ils sont prêts à tout pour s'imposer en Europe. Lien pour lire et signer la pétition : signez la pétition contre le Maïs OGM MON 810 : http://ogm-nonmerci.fr/

Liste nominative des 249 députés qui ont voté la loi pro-OGM le mercredi 9 avril 2008. Tous de l'UMP !
Résultat du vote à l'Assemblée nationale : Rejet de la loi OGM après la manifestation anti-OGM devant l'Assemblée nationale le 13 mai 2008. Mais ce jeudi 15 mai, on apprend que le projet de loi OGM est finalement rétabli. Après le rejet du texte par les députés, une commission mixte paritaire s'est tenu ce mercredi 14 en vue d'un vote fin mai. Les écologistes réclament un nouveau texte renforcé. La victoire aura été de courte durée, une « astuce » de procédure rétablit le projet de loi. Encore un déni de démocratie scandaleux du gouvernement Sarkozy ! La commission paritaire est favorable à la majorité présidentielle et Sarkozy fait pression sur les députés de son parti. La loi OGM est repassée devant l'Assemblée Nationale ce mardi 20 mai 2008, suite aux injonctions de la Commission européenne. Les anti-OGM étaient pourtant nombreux à dire : non à cette loi de contamination des cultures bio !

Depuis la fin des années 90, des organismes tels que la Confédération paysanne et son porte-parole José Bové, l'Observatoire de la mondialisation, ATTAC, Greenpeace, et bien d'autres, luttent contre l'introduction des semences OGM, dans l'agriculture. Les agriculteurs ont de bonnes raisons de refuser ce qu'on nous annonce comme un progrès. Effets perverses des OGM expérimentés dans le monde. Le gouvernement, sous la domination de la Commission européenne, aura mis à sac le "Grenelle de l'environnement" et ce torpillage en règle du principe de précaution va coûter cher, on le sait. C'est contraire à l'opinion publique et la contamination  par les OGM menace maintenant les agriculteurs bio.

Principaux points du projet de loi sur les OGM :

PRINCIPES GÉNÉRAUX

- La liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM, sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité, est garantie dans le respect des principes de précaution, de prévention, d'information, de participation et de responsabilité en vigueur.
- Les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées sans OGM.

HAUT CONSEIL DES BIOTECHNOLOGIES

- Le Haut conseil a pour mission d'éclairer le gouvernement sur toutes questions intéressant les OGM ou toute autre biotechnologie.
- Il peut se saisir d'office, à la demande de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, ou à la demande d'un député ou d'un sénateur, des associations de défense des consommateurs ou de protection de l'environnement.
- Il rend un avis sur chaque demande d'agrément, déclaration, ou demande d'autorisation en vue de l'utilisation confinée ou de la dissémination volontaire d'OGM
- Il est composé d'un "comité scientifique" et d'un "comité économique, éthique et social". Son président est un scientifique, choisi en fonction de ses compétences et de la qualité de ses publications.

COEXISTENCE DES CULTURES

- Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux peuvent, avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés, exclure la culture d'OGM sur tout ou partie de leur territoire.
- Lorsque cela est nécessaire à la protection d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine, cette protection peut être renforcée.
- Les conditions techniques relatives aux distances sont fixées "par nature de culture". Elles doivent permettre que la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions soit inférieure au seuil établi par la réglementation communautaire.

DÉLIT DE FAUCHAGE ET RESPONSABILITÉ

- Le fait de détruire ou de dégrader une parcelle de culture OGM autorisée est puni de deux ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende. La peine est portée à trois ans et 150.000 euros pour une parcelle destinée à la recherche.
- Tout exploitant agricole, autorisé à mettre en culture un OGM et à le mettre sur le marché, est responsable, de plein droit, du préjudice économique résultant de la présence accidentelle de cet OGM dans la production d'un autre exploitant agricole, dont les apiculteurs.

DISPOSITIONS DIVERSES

- L'autorité administrative établit un registre national, indiquant la nature et la localisation des parcelles culturales ensemencées d'OGM. Les préfectures assurent la publicité de ce registre par tous moyens appropriés, notamment sa mise en ligne sur l'internet.
- Création d'un Comité de surveillance biologique du territoire, composé de personnalités désignées, compétentes dans l'écotoxicologie, les sciences agronomiques, ou la protection de l'environnement et des végétaux.

Note. Le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, avait annoncé devant le Sénat mardi 5 février que de nouvelles autorisations d'essais de cultures OGM en plein champ, à des fins scientifiques, seraient délivrées "dès 2008". Les plantations voisines seront donc contaminées, ce que voulaient ces manipulateurs impénitents, et rien ne sera plus comme avant. Le simulacre de "grenelle de l'environnement" sarkosiste et son moratoire alambiqué pour ne pas fonctionner, c'est de la soupe de vaches.

OGM : une initiative pour démontrer leur pollution sur : www.univers-nature.com

En 2008, de nouveaux essais OGM en plein champ sont autorisés en France Les Amis de la Confédération paysanne se mobilisent - Christian VELOT (plus de 45 000 signataires)
Seule à résister pour ses semences, l'association KOKOPELLI est condamnée

Le maïs transgénique MON 863, autorisé pour l’alimentation animale et humaine, est impropre à la consommation (contre-expertise réalisée par le CRIIGEN, mars 2007). Un moratoire sur la consommation de l’ensemble des OGM s’avère nécessaire afin de vérifier les autres tests. Mais on apprend qu'à l’inverse de l’Allemagne, la France n’interdira pas le maïs MON810...  de Monsanto. Enfin, le 17 mars : le Conseil d’État confirme la décision du gouvernement d’interdire la culture du maïs génétiquement modifié !

En 2007, les cultures d'OGM ont été multipliées par six par rapport à 2006 en France. Les agriculteurs de sud-ouest sont séduits par leur rentabilité économique, malgré le prix élevé des semences OGM (il s'agit du maïs BT qui résiste à la sésamie et la pyrale, deux insectes ravageurs). "Au moins 30 000 hectares d'organismes génétiquement modifiés (du maïs, le seul à être autorisé) cultivés en France en 2007" a annoncé Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, actionnaire majoritaire du semencier Vilmorin, lors d'une conférence de presse, jeudi 8 février.Vilmorin a annoncé avoir investi 15 millions d'euros pour acquérir 4,3 % du capital d'Avesthagen, une société basée en Inde, où il compte développer sa recherche OGM. (d'après Le Monde). 1000 ha ont été cultivés en 2005, et 5 000 ha en 2006.

Une génétique inquiétante pour les 3 nouvelles variétés de colza OGM autorisés en Europe.
Cette autorisation est la sixième à être donnée pour une dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés dans l’environnement, depuis 2001 :
- maïs NK 603, le 19 juillet 2004 ;
- maïs MON 863, le 8 août 2005 ;
- colza GT73, le 31 août 2005 ;
- maïs 1507, le 3 novembre 2005 ;
- maïs MON863xMON810, le 16 janvier 2006.

De plus, un texte, qui entrera en vigueur en 2009 dans l'Union Européenne, mentionne que la limite générale de 0,9 % de présence accidentelle d’OGM dans l’alimentation humaine s’appliquera dorénavant aussi aux produits biologiques. Ce qui veut dire que les OGM vont s'introduire petit à petit dans les produits dits "biologiques" et on devrait voir disparaitre la mention "sans OGM" ! Pourquoi un seuil d’acceptation d’OGM dans le bio ?

En France, où la consultation du public sur Internet est faussée, il faut réclamer la publication et la transparence des études toxicologiques récentes sur les OGM montrant que leur consommation altère la santé. Autoriser la poursuite des essais et les cultures en plein champ, c’est accepter la pollution génétique irréversible :

  • des productions agricoles et de l’alimentation,

  • Francel’érosion définitive de la biodiversité,

  • l’appropriation du vivant par les brevets,

  • la mise sous dépendance des paysans par les firmes semencières,

  • la prise en otage de notre alimentation et de notre santé, parce que :

Pour 85 % des français, l’Agriculture Biologique, les AOC et les labels doivent rester sans OGM, 72 % pensent qu’il faut adopter une interdiction temporaire des OGM et 78 % d’entre eux sont favorables à un référendum sur cette question. 74 % des français attendent de leur élus (sénateurs et députés) qu’ils interdisent les cultures d’OGM en appliquant strictement le principe de précaution en votant contre cette nouvelle loi qui autorise les OGM en France !

L'Europe soumet la France aux OGM

Malheureusement, comme nous l'explique ce diaporama, les OGM ne sont pas interdits en Europe. Ils ont même été introduits en secret. La directive de la commission européenne sur les OGM date de 2001. En France, la transposition de cette directive, intervenue en urgence juste avant l’élection présidentielle par décret, n'a été que «partielle», et la Commission européenne a saisi la Cour de justice en février dernier. Pour la sénatrice-maire de Strasbourg, Fabienne Keller, «c’est impossible que cette transposition ne passe par une vraie loi, après un vrai débat national, vu le malaise de la population française sur le sujet. Sinon on va encore augmenter le ressentiment contre l’Europe qui s’est manifesté lors du vote sur la Constitution». Une amende de 42 millions est à la sanction prévue.

En 2004, la Commission européenne a levé le moratoire observé depuis 1999 sur les nouveaux OGM, en autorisant la commercialisation du maïs transgénique BT-11 de la firme suisse Syngenta. Les associations françaises de consommateurs dénoncent cette décision de l'OND (organisme non démocratique), estimant que la réglementation actuelle est incomplète et n'offre pas de véritable protection, en particulier, avec les expériences en plein champ ! Les États-Unis ont exercé une pression inadmissible sur l'Union européenne (notamment par le biais d'une plainte à l'OMC), en vue de la contraindre à ouvrir totalement ses marchés aux plantes génétiquement modifiées, les OGM.
Malgré le refus des O.G.M. par une majorité des Européens (80 %), l’union européenne a autorisé l’importation d’un maïs OGM alimentaire très dangereux ! Un seul OGM est actuellement autorisé pour la culture, le maïs MON810 de Monsanto. Le tourteau de soja est la principale source de protéines pour le bétail. L'UE en a importé 18,5 millions de tonnes en 2013, selon les données de la Commission. 90% des importations proviennent de quatre pays - Etats-Unis, Brésil, Argentine et Paraguay - et sont génétiquement modifiés.

5 et 6 Avril 2006 : Conférence européenne sur les OGM à Vienne.
Des représentants de l'Union européenne et des gouvernements des 25, réunis dans le cadre d'une conférence sur la coexistence des cultures OGM et traditionnelles, ont manifesté leur volonté de chercher des moyens pour limiter au maximum les croisements entre ces deux types de cultures.
Dans leur communiqué final, à l'issue de deux jours de discussions, ils affirment « avoir entendu les protestations selon lesquelles les connaissances scientifiques actuelles ne sont pas suffisantes pour approuver à grande échelle les cultures d'OGM. »
Le gouvernement français a demandé à Bruxelles que les "études de toxicité", c'est-à-dire les évaluations des risques pour la santé humaine d'un OGM de Monsanto, la multinationale criminelle, généralement faites à partir d'expérimentations animales, soient expressément exclues du domaine public. Les autorités françaises ont avoué que la communication des études de toxicité pourraient "entacher la confiance de l'opinion publique" et "nuire à la position concurrentielle de l'entreprise". La Commission européenne a pris position en s'appuyant sur la demande française en octobre 2005, selon des sources européennes.

Une dissémination que rien n'arrête

La coexistence des cultures de plantes génétiquement modifiées (PGM) et de plantes conventionnelles constitue un danger important pour l'avenir, avec le risque évident de contamination alentour de telle sorte qu'il ne sera plus possible de garantir des récoltes de produits non-OGM. Ce dont on est sûr aujourd'hui, c'est du risque encouru par diffusion dans l'écosystème ! Le polen est disséminé par le vent, les abeilles et les papillons en transportent au loin sans aucun contrôle possible.

Les grandes firmes agrochimiques américaines s'évertuent à imposer les OGM et leur corollaire obligé, la brevetabilité du vivant, pour obliger les paysans à leur acheter leurs graines. Face à elles, un grain de sable vient gripper leur belle machine à faire du profit : les faucheurs d'OGM, et la Confédération paysanne. Mais ils sont attaqués en justice !
En France, des cultures d'OGM ont déjà poussé malgré tout en champs entiers, gardées discrètement et sans tapage médiatique. Au moins 30.000 hectares de maïs, de soja et de colza OGM seront cultivés en 2007 alors que 6000 hectares ont déjà été cultivés depuis 2005, date de l'autorisation gouvernementale.

Nos paysans sont atterrés par de nouvelles exactions, des opérations de gangsters des multinationales couvertes par des lois en discussion quasiment clandestine (1). Au regard de ce qui précède, qualifier les essais de culture en plein champ de nécessaires relève d'une mauvaise connaissance du dossier à peine croyable de la part de la direction de l'INRA.
Nous devons stopper le projet de loi qui a déjà été adopté par nos Sénateurs le 23 mars.
Avant même les OGM légalisés, les paysans seront définitivement privés de leur droit à ressemer avec leurs semences ; ce sont les semences propriétés exclusives des firmes qui deviennent ainsi souveraines sur l'agriculture et notre alimentation. Et tout ça voté en douce pendant qu'on se bat sur le front des OGM ! Il faut stopper les textes de loi visant à modifier sans débat de société la propriété intellectuelle sur les semences !

En matière d'élevage, il suffit de se remémorer la crise de la vache folle (bêtes nourries de farines animales) pour comprendre que seule la viande de bétail élevé traditionnellement peut avoir la qualité requise pour la santé. Or le bétail est alimenté en soja OGM venant du Brésil et d'Argentine depuis un certain temps.
Malgré l'interdiction officielle, les cultures de soja transgénique se sont répandues au Brésil sous l'impulsion de la publicité des mutinationales US, et cela va avoir des répercussions chez nous en Europe puisque nos bovins sont nourris de tourteaux de soja OGM. C'est donc un nouveau cri d'alarme des éleveurs bio, qui représentent seulement une minorité, car l'agriculture bio est menacée de disparaître. Ensuite, si on n'arrête pas cette folie, on voit déjà poindre la folie du clonage...

Sus aux OGM !Contre l'opinion générale, jeudi 23 mars 2006, les Sénateurs ont accueilli favorablement le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés, transposition des directives de Bruxelles autorisant les cultures OGM en plein champs. Il ont autorisé l'utilisation des OGM en milieu ouvert ou confiné à des fins de recherche ou de mise sur le marché.
Le projet de loi introduit un certain nombre de mesures nouvelles comme :
- une obligation d'étiquetage des OGM,
- l'interdiction des gènes de résistance aux antibiotiques qui présentent un risque pour la santé humaine ou pour l'environnement.
Le gouvernement français a demandé au Parlement de se prononcer selon une procédure d'urgence sur un projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM), allant au devant des désirs de la Commission européenne et du complexe génético-industriel, qui trouve en elle un relais complaisant. Pourtant, les connaissances scientifiques sur les risques environnementaux des cultures transgéniques en plein champ sont embryonnaires - et, lorsqu'elles existent, carrément inquiétantes. En outre, les prétendus bienfaits des plantes génétiquement modifiées (PGM) n'ont pas été démontrés, sauf pour gonfler les profits des industriels. Alors que les opinions semblent très majoritairement hostiles à des manipulations génétiques non maîtrisées, les gouvernements du Nord comme du Sud sont en train de mettre toute la chaîne agricole et, au-delà d'elle, l'ensemble du vivant et de la biodiversité sous la coupe de quelques transnationales. Face à ce rapt, il faut que les résistances s'organisent.

Après avoir utilisé tous les moyens légaux, il ne reste que la désobéissance civile pour faire valoir le respect de la biodiversité, le droit des paysans à utiliser leurs semences et la volonté des citoyens. Ce dimanche 5 avril 2015, ils ont fauché une parcelle d'un hectare d'essais de colza au GEVES, dans le Maine et Loire à la Pouëze (entre Angers et Segré). Voici, en téléchargement, le dossier de presse.

La commission européenne a autorisé 19 variétés d'OGM, la plupart commercialisés par Monsanto, et met tout le monde en colère ! Onze produits de la multinationale américaine Monsanto, diverses variétés de soja, maïs, colza et coton, figurent parmi les organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dorénavant par la Commission européenne. Les huit autres produits sont fabriqués par la firme américaine Dupont et les groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, les deux autres étant des fleurs coupées. L’autorisation, annoncée vendredi 24 avril 2015 par la Commission européenne, est immédiate et vaut pour dix ans dans toute l’Union européenne. Cette décision porte à 75 le nombre des OGM pour l'alimentation animale et humaine autorisés à l'importation pour la commercialisation dans l'UE. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l'alimentation animale et humaine, les deux autres étant des fleurs coupées. L'autorisation, annoncée ce vendredi par la Commission européenne, est immédiate et vaut pour dix ans dans toute l'Union européenne. Publié le 24/04/2015 par lefigaro.fr, agence AFP.

Cependant, si les gouvernements européens approuvent la réforme par ailleurs présentée mercredi 22 avril, ils pourront interdire l'utilisation des OGM sur leur territoire. Mais une fois le TIPP ratifié, les multinationales ne manqueront pas de porter plainte contre chaque pays européen qui aura interdit les produits OGM.

L’organisation Greenpeace accuse le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, "de ne pas avoir l'intention de rapprocher l'Europe des citoyens, comme il l'a promis, et d'agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto". L'eurodéputé écologiste français José Bové est "scandalisé" par cette décision : "Monsieur Juncker est tombé sur la tête" !

L’opposition aux OGM n’a pas été assez forte. Le succès de la Journée Internationale d’Opposition Collective aux OGM du 8 avril 2006, qui s’est déroulée dans 44 pays, sur près de 260 sites, est la preuve que l'opinion public a peu d'impact. Au moment où une majorité de Régions s’était déclarée zone hors O.G.M., le ministre de la justice, M. Perben, a envoyé une circulaire aux Procureurs de la République pour exiger la plus grande sévérité contre les opposants aux O.G.M.

Communiqué de Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne :
Le 25 novembre 2005, la société multinationale Monsanto a fait saisir le compte bancaire de la Confédération paysanne, suite à une condamnation financière de 153.000 € (action anti-OGM ayant eu lieu en 1999). L'association des Amis de la Confédération paysanne condamne ce procédé visant à réprimer cette organisation syndicale.

La Commission européenne a décidé de saisir officiellement la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) le 14/11/06 et de réclamer à la France une amende qui pourrait atteindre entre 20 et 40 millions d'euros auxquels pourrait s'ajouter une astreinte de 300 000 à 500 000 euros par jour de retard à compter d'hier» signale Le Nouvel Observateur (12.12). Cette nouvelle sanction découle de la non-transposition de la «directive européenne de 2001 sur les organismes génétiquement modifiés» (OGM). En effet, «plus de quatre ans après l'expiration de la date butoir à laquelle les Etats membres étaient censés transposer la directive OGM, soit le 17 octobre 2002, le projet de loi français, après avoir été voté au Sénat, est aujourd'hui bloqué à l'Assemblée nationale» (Le Figaro, 12.12). «Explication : depuis 2001, les différents gouvernements qui se sont succédé en France n'ont pas réussi à établir le cadre juridique indiscutable qui permettrait d'apaiser la querelle sur les OGM» (Le Monde, 13.12). Or, comme le dénonce Pierre Taribo (L'Est Républicain, 13.12), cette «lenteur [est] d'autant plus surprenante que les citoyens sont dans leur majorité hostiles aux OGM» et que «ce texte vise à encadrer strictement les autorisations de dissémination volontaire d'OGM, que ce soit à des fins expérimentales ou commerciales avec, en préalable, une évaluation scientifique et une information du public». Si nos gouvernants ne se résolvent pas à transposer cette directive, la trouvant apparemment mauvaise, pourquoi alors l'avoir approuvée à Bruxelles, loin de l'opinion publique ?

Ce maïs servira pour l'alimentation des animaux, mais il est déjà dans les rayons des supermarchés. Certains distributeurs et transformateurs se sont déjà engagés dans des filières sans OGM avec les mentions "bio", biodynamique, certains produits ont le label AB chez Carrefour ou Casino.
D'autres ne s'engagent pas. En voici la liste.
Déjà dans votre assiette, les OGM autorisés en France depuis 2005.... Devenez détective !
Consulter les sites de greenpeace.fr ; inf'ogm ; stopogm ; lesamisdelaconf.org
OGM : le vent tourne...... Œuvrons pour un monde solidaire

La fusion Bayer-Monsanto (2016)

 
 
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