Retour Nouvelles cliquez Alertes Suite Contact
Accueil Liens Galerie Aide Dossiers Archive Documents Réformes
     

LE DÉMANTÈLEMENT DES CENTRALES NUCLÉAIRES
APRÈS PLUS DE TRENTE ANS D'EXPLOITATION

Les milliers de tonnes de déchets radioactifs qui s'accumulent poseront un problème aux générations futures, qui nous rendront coupables de leur avoir légué une telle ordure. Mais le pire est devant nous avec le démantèlement des centrales nucléaires vétustes et hors service. Que va-t-on en faire, vu le coût exorbitant du démantèlement ? Aujourd'hui, le parc français compte 18 centrales, avec 58 réacteurs. Comme certaines centrales nucléaires ont vieilli, elles rejettent des effluents radioactifs par les fissures...
On sait que chaque centrale ne peut fonctionner plus de 24-25 ans sans présenter des problèmes de fissures évolutives. EDF a obtenu en 2004 de les prolonger plus de 30 ans, et même dernièrement jusqu'à 40 ans et plus malgré les nombreux "incidents" et les fissures laissant s'échapper des effluents radioactifs, comme par exemple à Chinon.
Ces centrales constituent par elles-mêmes des déchets si conséquents qu'elles seront des monuments bien encombrants pour les générations futures. Des dômes de béton resteront en place tant que les moyens financiers et la nécessité l'exigeront. A force de reporter les problèmes à plus tard, les autorités politiques et militaires (notre chef d'Etat est aussi chef des armées) ont laissé croire que le nucléaire était rentable et compétitif. On voit bien que non aujourd'hui ! Le démantèlement des vieilles centrales n'est même pas possible, vu les gros problèmes pour traiter les déchets nucléaires de ce type, vu qu'on n'a pas où les entreposer et que le coût n'a pas été pris en compte dans le budget du nucléaire français ! La seule centrale nucléaire en cours de démantèlement, celle de Brennilis, ne pourrait pas être totalement démantelée avant 2030, parait-il, et c'est une perspective très optimiste, car cela dure depuis 35 ans et son démantèlement est à l'arrêt. A Chooz, c'est plus complexe.

La Commission nationale d'évaluation du financement des charges de démantèlement (Cnef) ne s'est réunie pour la première fois que le 7 juin 2011. C'est dire si la transparence de ces opérations a longtemps fait défaut... On nous dit aujourd'hui qu'EDF a provisionné 9,2 milliards d'euros sur les 18,3 milliards estimés nécessaires à la déconstruction du parc actuel, à raison de quelque 400 millions mis de côté par an seulement. Une situation loin d'être satisfaisante, d'autant que planent encore des zones d'ombre, comme le niveau réel de disponibilité de ces actifs ou le taux d'actualisation choisi pour ces sommes qui ont vocation à être dépensées dans plusieurs décennies. (Sciences et Vie de mars 2013). Dorénavant, ces problèmes seront traités sur la place publique et soumis à un contrôle serré des autorités. D'abord, le coût d'un démantèlement de centrale atteindrait 1 milliard d'euros et il y a une cinquantaine de centrales en France. Il faudra fabriquer des robots très perfectionnés pour démanteler le cœur des réacteurs... Danger de radioactivité trop forte pour des travailleurs...

Le programme de renouvellement de nos centrales nucléaires est une fuite en avant de dirigeants incapables de régler le problème des centrales vétustes ! On a transféré sur les générations futures le coût de notre bien-être actuel. C'est la première fois que cela se produit dans l'histoire, il n'y a pas de quoi être fiers ! Officiellement, on nous annonce de nouvelles centrales avec réacteurs EPR. Ces centrales à réacteurs EPR sont jugées aussi dangereuses que les autres. La prochaine centrale EPR est en construction à Flamenville (Manche) : l'avis favorable de l'ASN a été donné le 6 mars 2007. Puis le Président Sarkozy a annoncé en juillet la construction d'une seconde. Colère des antinucléaires. AREVA a fait faillite, avec plus de 10 milliards de pertes en 2016. Des fûts de déchets radioactifs vont s'amonceler dans les sites de stockage, en Haute Marne et à Bure. Cela va coûter plus de 40 milliards d'euros. Qui va payer ?

Démanteler ? Il faut en débattre d'abord

Les autorités tentent d’occulter cette question en morcelant les dossiers enquête par enquête. Le 6 juin 2007, le Réseau "Sortir du nucléaire" a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé le décret autorisant le démantèlement de la centrale de Brennilis (Finistère), aucun débat public n’ayant eu lieu. A plusieurs reprises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux ministres concernés l’ouverture d’un débat public sur la question globale du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets, conformément aux directives européennes en vigueur. Il existe 121 installations nucléaires en France, imposées aux Français sans aucune consultation démocratique. 14 d’entre elles sont arrêtées. Se pose aujourd’hui la question de leur démantèlement et du devenir de leurs déchets radioactifs. Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement, alors que les travailleurs seront beaucoup plus dangereusement exposés à la radioactivité et qu’il n’existe à ce jour aucune installation pour le stockage des déchets les plus radioactifs ? Demandons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires ! Pétition en ligne : débat-démantèlement

Les incidents sont assez fréquents dans les centrales, comme celle de Tricastin, mais aussi à La Hague, où les ouvriers travaillent dans des conditions inhumaines. EDF emploi des sous-traitants pour le démantèlement, et les employés sont mal informés, mal protégés et mal considérés... Les cancers ne sont même pas reconnus comme maladie professionnelle dans la moitié des cas !
Le nucléaire français n'a plus le vent en poupe depuis la faillite d'AREVA, à cause de la mauvaise gestion d'Anne Lauvergeon (confrontée à la justice pour l'acquisition d'Uramin). Entre les pertes liées à Uramin, la catastrophe de Fukushima et les retards dans la construction de l'EPR de Flamanville et d'un EPR en Finlande, le spécialiste du nucléaire est en pleine restructuration après cinq années consécutives de déficit. C'est EDF qui reprend la moitié du déficit, et on pense que le reste va peser dans les deniers publics (les contribuables n'auront pas le choix !)...

parc français

La doyenne des centrales du parc nucléaire français est située au bord du Rhin, à Fessenheim. Les incidents y sont les plus fréquents et les plus graves. Après 30 ans de service, le niveau de sûreté de la centrale de Fessenheim serait «globalement satisfaisant», selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a effectué 20 inspections - dont sept inopinées - en 2006. Lors de sa dernière visite, des «micro-fissures évolutives» avaient pourtant été décelées sur la cuve d'un réacteur. Or la cuve constitue, avec l'enceinte en béton, le seul élément non remplaçable d'une centrale ! L'ASN indique par ailleurs que 49 «écarts d'exploitation» ont en effet été signalés en 2006, contre 40 en 2005. Selon l'ASN, les nombreux incidents survenus ces dernières années avaient pour origine, en général, une mauvaise application des procédures et n'étaient pas liés à l'âge de l'installation. Instance indépendante d'EDF et du gouvernement, l'ASN, tout en déplorant des « anomalies », n'est pas exigeant en matière de sûreté : « bilan globalement assez satisfaisant ». Des anomalies incluses dans un bilan globalement assez satisfaisant ! Une expression suffisamment floue, juste pour tenter de nous rassurer de l’état technique critique du parc nucléaire français. Pourtant, l’ASN a dénombré 153 incidents en 2012, dont 149 de niveau 1 et 4 de niveau 2. Des niveaux d’incidents qui sont la plus part du temps auto classifiés selon les lieux par : EDF, AREVA ou encore le CEA. L’ASN qui dans ses habitudes, autorise ces classements réalisés par les industriels du nucléaire. Juge et partie, c’est ainsi que l’idéal de sécurité est classifié en ce royaume atomique de France, ce pour une sécurité maximum et certaine ; on nous ment. Finalement, la centrale continuera à fonctionner malgré les risques. Le président François Hollande a réitéré son engagement de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim fin 2016, au plus tard, mais on sait qu'il ne tient pas parole.

Le nucléaire civil est toujours lié à la force de frappe et au dogme de la dissuasion nucléaire (la bombe, une arme pointée sur les civils, et qui a déjà fait beaucoup de dégâts en Polynésie !)

LES ATOLLS DE MURUROA ET DE FANGATAUFA CONSTITUENT DES SITES DE STOCKAGE DE DÉCHETS RADIOACTIFS D'ORIGINE MILITAIRE.

A partir du moment où l'on considère que les atolls de Mururoa et de Fangataufa constituent désormais des sites de stockage définitif de déchets radioactifs sans utilité militaire, ils devront être gérés et surveillés dans des conditions aussi proches que possible de celles qui seront applicables aux centres de stockage qui devraient être créés en Métropole.

AUTREFOIS PARADIS POUR LES AUTOCHTONES, LES DEUX ATOLLS DEVRONT RESTER INHABITÉS À TOUT JAMAIS ET ÉTROITEMENT SURVEILLÉS.

Toute l'économie des îles polynésiennes - qui reposait sur la pêche -, a été affectée par les essais nucléaires, car les eaux des lagons sont polluées et il y a des cas de cancer chez les autochtones. On les envoie se faire soigner en France, c'est trop loin de leur famille et certains en meurent... Maintenant, le taux de chômage atteint des sommets... Quelle misère ! Il faudrait refuser de payer le tribut militaire, avec comme motif l'objection de conscience. Est-on libre en France oui ou non ?

 
 
Une interface créée par :