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Le nucléaire et l'accumulation de déchets radioactifs (suite)

15 Juillet 2006. Adoption de la loi sur les déchets nucléaires

Après trois mois de débat, le Parlement a adopté définitivement le texte sur la gestion des déchets radioactifs pour stocker les déchets les plus dangereux en couche géologique profonde à partir de 2025. Ce texte organise en effet les conditions d'installation d'un site de stockage réversible en couche géologique profonde, qui doit être choisi en 2015 pour commencer à fonctionner en 2025. Députés et sénateurs ont imposé la tenue d'un débat parlementaire préalable à l'autorisation du centre de stockage, fixant les conditions de la réversibilité, après avis des collectivités territoriales et de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Les parlementaires ont aussi précisé que l'autorisation devait concerner une couche géologique ayant fait l'objet d'études au moyen d'un laboratoire souterrain et que la fermeture du centre de stockage devait être autorisée par une loi. Cette option du stockage en couche profonde est destinée à accueillir les déchets les plus radioactifs, dont la durée de vie est estimée à des milliers, voire des centaines de milliers d'années. Le coût du stockage, sur 100 ans, est estimé à environ 15 milliards d'euros, a-t-on indiqué au ministère de l'Industrie. Lieu choisi : Bure
Parallèlement au stockage, le projet poursuit les recherches sur la séparation-transmutation (transformation des éléments radioactifs pour diminuer leur durée d'activité) et envisage l'entreposage de long terme (100 à 300 ans au lieu des 50 à 100 ans actuels). Mais, en cas de problème, l'alerte par la sécurité civile est peu efficace. L'ANDRA aurait déjà 3 millions de cm³ de déchets radioactifs à gérer...

3 axes

Le problème insoluble du retraitement des déchets

IL Y A 30 ANS, des fûts de déchets radioactifs, maintenant éventrés, ont été déversés dans la mer, contaminant les eaux, les poissons et les molusques. En plus, il a déjà eu plus de 400 m³ de rejets radioactifs dans la Manche à proximité de l'usine de retraitement de La Hague, et ça continue en toute impunité ! De plus, les rejets dans l'air de l'usine de retraitement sont aussi très dangereux pour la santé des populations voisines, où le taux de leucémies est élevé. Tous les jours, des trains de déchets radioactifs circulent en France, secrètement, vers la Russie, et vers l'Allemagne, ou le Japon. Le dangers c'est pour les gens qui restent à côté une ou plusieurs heures.

Bien qu'AREVA prétend qu'on peut retraiter jusqu'à 90 % des déchets, les enquêtes montrent qu'en réalité ce n'est qu'environ 10 % qui sont retraités, les reste étant stocké secrètement en Sibérie, sous bonne garde. Le mox qui sert de combustible pour les réacteurs à eau ordinaire contient un mélange d'oxyde d'uranium et de plutonium... Enfin, le démantèlement des centrales vétustes semble tellement problématique que les responsables d'EDF en retardent toujours indéfiniment la date. C'est symptomatique ! Il est impossible de se débarrasser proprement des réacteurs, on va être obligés de les recouvrir de dômes en béton et de laisser à nos descendants ces énormes sarcophages qu'ils ne devront pas s'amuser à percer et ni à explorer. Bref, on s'aperçoit tardivement qu'il n'y a aucune solution, que rien n'a été prévu pour financer le démantèlement et qu'on nous a trompé sur son prix (il est vingt fois plus élevé que prévu).

Greenpeace France

Le problème du stockage des déchets radioactifs

Problème insoluble. On ne peut évidemment pas envoyer des tonnes de déchets sur Mars ou vers le soleil. Officiellement, les déchets radioactifs sont classés en trois catégories : A, B et C

Conditionnement des déchets hautement radioactifs, classés C, et moyennement, classés B. En 2012, il y avait 1,3 milliards cm³ de déchets radioactifs, et il y en aura plus du double en 2030...
enfouissement à Bure Tous ces éléments sont radioactifs des milliers d'années, 24 milliards pour le plutonium, et on ne sait pas comment s'en débarrasser. "En attendant d'autres technologies, l'enfouissement en profondeur semble la seule solution." concluent les auorités.
Toutefois, l'enfoissement n'est pas sans risque, à long terme.
L'eau souterraine ne risque-t-elle pas d'être contaminée ?
"Le sous-sol est le pire endroit pour y stocker les déchets radioactifs. Pourquoi ? Parce qu'il contient toujours de l'eau en circulation". Claude ALLEGRE, géologue, l'a dit et écrit bien des fois dans ses ouvrages. Dans un stockage souterrain, l'eau étant le vecteur de contamination radioactive, il y a des risques et, malgré la manne distribuée localement par le lobby nucléaire, les opposants au projet se mobilisent. Près de Bure, des milliers de tonnes de déchets fortement radio-actifs ont déjà été acheminées pour les enfouir à 500 m sous terre. Alors que le projet CIGEO a subi de nombreux revers juridiques et techniques, la seule réponse du gouvernement, c'est la répression.
Les déchets de type A, moins dangereux, sont omniprésents, entreposés un peu partout en France dans des sites de stockage en ville ou en banlieue ! On n'y fait pas attention mais ils contribuent à polluer l'environnement et à générer des cancers.
Peur terrible Il reste l'épineux problème du démantèlement des centrales nucléaires vétustes qu'il faut mettre hors service, car il semble impossible de s'en débarrasser. Jusqu'à maintenant, le prix du kilowatt/heure ne tenait pas compte du prix exorbitant du démantèlement des centrales en plus de la gestion des déchets : 1 milliard d'euros chacune. Ce qui est sûr et certain :
Les cœurs des centrales resteront sous des sarcophages en béton pour plus de 100 000 ans... Voilà une image (intitulée "LE CRI") qui pourrait être gravée à l'entrée pour avertir les générations futures, sans garantie d'efficacité.
Mais le nucléaire civil est intimement lié au nucléaire militaire, il sert à produire du plutonium militaire pour les bombes et les missiles, et c'est donc le chef de l'Etat qui en décide seul en France. C'est pourquoi la politique décidée par Nicolas Sarkozy reste pro-nucléaire, celle de François Hollande aussi... et celle de Emanuel Macron.
On s'attend à une envolée des tarifs chez EDF, les tarifs de l'électricité vont être de moins en moins avantageux à partir de 2020. Petit film vidéo

Plus de 60 000 personnes ont formé une gigantesque chaîne humaine sur 230 km de Lyon à Avignon, un an après la catastrophe de Fukushima, organisée par Sortir du nucléaire en mars 2012.

On ne maitrise même pas l'énergie nucléaire avec la fission ! Rejets sauvages d'effluents radioactifs, fissures... travailleurs mal protégés, et enfin, on entrevoit le vrai prix du nucléaire : ce lundi 3 décembre 2012, EDF annonçait, dans un communiqué, un nouveau surcoût pour l’EPR de Flamanville qui devrait, pour l’heure, coûter 8,5 milliards d’euros, soit 2 fois plus que prévu. Suite.

Juillet 2013. Acier low-cost, travail illégal : la face cachée du chantier de l’EPR
Septembre 2013 : Révélation du Canard Enchaîné : une vanne montée à l’envers !

Le tout nucléaire a été imposé à la population.
L'association "sauvonslaforet" appelle à manifester le 15 Août.
Des opposants au projet occupant la forêt de Mandres-en-Barrois depuis le 19 juin 2016 avaient été évacués par les forces de l'ordre le 7 juillet. C'est dans cette zone qu'est prévue l'implantation du Cigéo (Centre industriel de stockage géologique), à quelques kilomètres du laboratoire souterrain de Bure, où sont menées les études de l'Andra sur le stockage en profondeur, dans des couches d'argile, des déchets radioactifs pendant des centaines de milliers à des millions d'années produits en France.

"Lors de la manifestation du 15 août 2017, nous ne sommes pas passés loin du drame, nous comptons 6 blessés graves et une trentaine de blessés légers. Nous avons été bloqués à la sortie de Bure par un dispositif policier énorme." Il y a 40 ans, jour pour jour, Vital Michalon mourrait de l’explosion d’une grenade offensive. (Mediapart). Seule réponse du gouvernement à Bure : la répression !

affrontement avec la police

Les considérations des antinucléaires ne sont pas reconnues valables par les autorités.
Il y a des opposants au site de stockage à Bure, pour de bonnes raisons :

Le projet de poubelle nucléaire de Bure se situe sur un site néolithique exceptionnel de plus de 5 000 ans. Le projet menace l'avenir mais risque aussi de raser le passé. (à lire sur Mediapart) Retour au texte

Le nucléaire dans l'avenir, avec le thorium, sera-t-il vert ?
 
 
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