Réforme de l'armée et de la police
La politique de défense sarkozyenne est dans une impasse :
. Le Livre blanc sur la Réforme de la défense et
de la sécurité nationale, qui contient les principes
de Sarkozy à ce sujet, continue d’agiter les esprits.
La réforme vise à réduire les effectifs des
troupes et la quantité de matériel, à soumettre
le coordinateur des services de renseignements directement au
président de la République et à intégrer
de nouveau les troupes françaises dans les structures de
l’OTAN.
Peu après la publication du Livre blanc, le commandant
en chef des troupes terrestres a présenté sa démission.
On peut imaginer qu’il protestait ainsi contre la réforme.
La critique porte tout d’abord sur la renonciation à
séparer les forces armées de la police. Comme nul
ne l’ignore, les armées occidentales défendent
leurs pays à l’Hindu Kuch. Dès lors, ceux-ci
prétendent ne plus avoir besoin de se défendre en
métropole, de sorte que les troupes métropolitaines
peuvent se consacrer à des tâches de police. Ainsi
disparaît la séparation des pouvoirs entre ces deux
institutions.
Le fait que le coordinateur des services de renseignements soit
désormais soumis directement au chef de l’Etat accroît
considérablement les pouvoirs de celui-ci.
Toutefois, les critiques les plus virulentes ont trait à
la réinsertion des troupes françaises dans les structures
de l’OTAN dont elles s’étaient libérées
par une décision de Charles de Gaulle. Ces structures sont
considérées comme obsolètes et ne correspondant
plus du tout aux exigences politiques de notre époque.
Alors que le Livre blanc prévoit une réduction des
troupes, les Américains exigent des Européens qu’ils
envoient davantage d’effectifs en Afghanistan, où
ils entendent que les troupes de leur coalition triplent et atteignent
150 000 personnes. Se conformant à cette politique, Sarkozy
a fait part de son intention d’envoyer des troupes supplémentaires,
ce qui est contraire aux mesures prévues par le Livre blanc.
Cette politique recèle encore d’autres dangers.
Des militaires connus – dont le chef d’état-major
des armées – craignent que leurs troupes ne tombent
dans «le piège d’une logique de l’escalade»,
comme les Américains en Irak.
Ils appréhendent surtout le risque que les troupes françaises
en Afghanistan se trouvent dans une situation comparable à
celle vécue en Indochine en 1954. A l’époque,
des parachutistes avaient été largués sur
Diên Biên Phu, tombant ainsi dans le piège
du Viêt-cong. Si l’Amérique avait été
forcée par la suite à se retirer d’Indochine,
la situation actuelle en Afghanistan pourrait même conduire
à une défaite, que subirait aussi la France.
L’article «Le degré zéro de la pensée
stratégique» paru dans le numéro d’août/septembre
de la revue militaire «Défense nationale et sécurité
collective» sous la plume de Jean-Philippe Immarigeon montre
bien combien les prétentions exorbitantes du Livre blanc
ont peu de poids face à la détermination des Talibans.
Avec quelques motocyclettes, ceux-ci ont libéré
environ mille de leurs compatriotes au nez et à la barbe
de 60 000 soldats de l’OTAN. Quel rôle doivent jouer
les troupes françaises si cette situation perdure en Afghanistan
? - de la chair à canon ???
Il faut savoir que depuis que Sarkozy est allé se former
aux USA, suite au remariage de sa belle-mère avec le N°2
du Département d'Etat américain, chef secret de
la CIA...
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