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Les dangers de l'aluminium pour la santé

Quel est le danger de l'aluminium pour la santé ?
Absorbé dans l'organisme, l'aluminium se fixe en grandes quantités dans les muscles (40%) et les os (40%). Mais c'est surtout son action néfaste sur le cerveau qu'il est montré du doigt, même si seul 1 % de l'aluminium absorbé vient se concentrer au niveau des cellules nerveuses, principalement sur l'hippocampe et à la base du cortex limbique, deux zones cérébrales impliquées dans les processus de mémorisation. « La présence d'aluminium augmente la dégénérescence des cellules du cerveau », explique le Pr Philip Van den Bosch de Aguilar. Dans une récente étude (1), son équipe a montré que l'aluminium interférerait dans le métabolisme du glutamate et provoquerait ainsi la nécrose des cellules nerveuses. « Les personnes âgées sont les plus exposées, insiste le chercheur, car les barrières naturelles protectrices s'affaiblissent au fil des années. »

- Pourquoi l'aluminium est-il particulièrement nocif dans l'eau ?
L'eau potable n'apporte qu'une faible partie, soit environ 5 % de l'aluminium que nous ingérons, le reste provenant majoritairement des aliments, ou des médicaments. Mais c'est sous cette forme dissoute qu'il est le plus biodisponible. Les ions aluminium entourés de molécules d'eau se fraient plus facilement un chemin à travers la barrière intestinale avant de pénétrer dans le système sanguin. Certains acides, tel l'acide citrique du citron, accroissent d'ailleurs la solubilité de l'aluminium dans l'eau. Carte de France L'eau du robinet est en accusation :
La plupart des usines de traitement des eaux captées en surface, dans les rivières ou les barrages (voir carte), utilisent l'alun (sulfate d'aluminium). Ce produit aide principalement à éliminer les micro­ organismes et particules en suspension dans l'eau en les faisant précipiter. Certaines eaux captées en profondeur, dites karstiques, sont parfois concernées par ce traitement, comme en Normandie. A l'arrivée au robinet, le taux maximal d'aluminium ne doit pas excéder 0,2 mg/l, mais certains professionnels du traitement de l'eau s'imposent déjà un seuil de 0,1 mg/l.
Pourtant, le chlorure ferique ou les sulfates de fer peuvent remplacer l'alun, comme dans la région parisienne. Mais le coût de remise aux normes, environ 1,5 fois plus élevé, rebute encore les professionnels.

- Et vous, que pouvez­vous faire ?
Tenter d'éliminer l'aluminium dans votre cuisine équivaudrait à installer une mini-usine de retraitement. Il n'existe pas de filtres ou de moyens simples et peu onéreux pour éliminer l'aluminium chez vous. Si vous souhaitez connaître la teneur en aluminium d'une eau potable, le plus simple est de vous adresser à la mairie. Elle tient ses informations des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) ou l'ARS (Agence régionale de santé), responsables de la surveillance et du suivi des analyses des eaux de consommation. Et vous les communiquera. (2)

Signez la pétition : Eau dangereuse ? Non merci !
Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation.

(1). Experimental Neurology 163, pages 157-164.

Des études le confirment : au-dessus de 0,1 mg d'aluminium par litre d'eau, les consommateurs courent un risque deux à trois fois supérieur de développer la maladie d'Alzheimer. Les autorités sanitaires françaises semblent ignorer totalement nos cris d'alarme sur l'aluminium depuis 12 ans !

Les consommateurs dont l'eau du robinet contient plus de 0,1 mg d'aluminium par Iitre (mg/l) courent deux fois plus de risque de développer la maladie d'Alzheimer, alors même que les normes actuelles tolèrent jusqu'à 0,2 mg/l. Le risque est multiplié par trois chez les personnes ne buvant que de l'eau du robinet et jamais d'eau en bouteille. Telles sont les conclusions de l'étude épidémiologique menée par l'équipe du Pr Jean-François Dartigues, que publie le prestigieux American Journal of Epidemiology (*). Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs de l'université de Bordeaux ont suivi pendant huit ans 3777 personnes âgées de plus de 65 ans dans deux départements français, Dordonne et Gironde.

« Ces résultats sont confirmés par des experts internationaux, souligne le Pr Dartigues. Il n'y a aucun doute après des compléments d'enquête et une vérification des données. » C'est aujourd'hui établi que l'eau du robinet qui contient de l'aluminium fait courir un risque grave car c'est un neuro-toxique dont les conséquences pour le cerveau sont à l'origine de la maladie d'Alzheimer.
L'Amérique du Nord n'a pas attendu ces résultats pour réagir. Dans un rapport datant de novembre 1998, le gouvernement fédéral canadien demande déjà que le seuil d'aluminium dans l'eau distribuée soit inférieur à 0,1 mg/litre. « La mobilisation autour de ce problème date du début des années 90, explique Michèle Giddins, responsable de la section eau potable de Santé-Canada, l'organe d'information officielle du ministère de la Santé. Nous avons confronté tous les avis et nous avons appliqué le principe de précaution de la façon la plus raisonnée. »

Mais les normes françaises n'ont pas évolué depuis plus de 20 ans !

Actuellement, l'aluminium dans l'eau n'est pas considéré comme un toxique. Mais il faut noter qu'en France comme en Europe, il est difficile de trouver des financements pour travailler sur le sujet». En France, Jean-François Dartigues, contre toute attente, ne juge pas nécessaire de diminuer le seuil maximal pour ne pas affoler les populations concernées. Une position qui va à l'encontre de l'avis d'autres spécialistes européens. Ainsi, pour Guy Berthon, directeur de recherche au laboratoire de chimie bio-inorganique médicale de Toulouse, « cette étude fait froid dans le dos». Selon lui, il faut impérativement réévaluer les normes.
Pour sa part, le Pr. Philip Van den Bosch de Aguilar, directeur du laboratoire de biologie cellulaire de l'université de Louvain-la-Neuve en Belgique, juge que «si une population est à risque, comme les personnes âgées, des mesures de protection doivent être décidées».
Reste que du côté de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le sujet n'est pas une priorité, et que la Commission européenne ne semble pas réagir. La France, forte du principe de précaution qu'elle applique dans d'autres domaines tels les OGM ou la maladie de la vache folle, devrait recenser et informer les populations concernées. En un mot, montrer l'exemple en diminuant de moitié son seuil d'aluminium autorisé.

(Article de Caroline Tourbe paru dans Sciences et Avenirs en Août 2000)

(*) Publiée dans l'American Journal of Epidemiology, vol. 15, dans le cadre de l'étude Paquid (Inserm) sur les personnes âgées et les démences.

(2). Appel aux lecteurs : si vous constatez des teneurs supérieures à 0,1 mg/l, envoyez-nous ces résultats.

Enfin, les vaccins sont encore fabriqués avec de l'aluminium !!!

 
 
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