Quelques données techniques sur la 5G
De l’antenne au réseau.
Pour diffuser une onde qui transporte une information sur un réseau
numérique, plusieurs éléments sont nécessaires
: un support pour les antennes (tour, mât, toit d’immeuble)
pour diffuser le signal sans obstacle proche, une station pour recevoir
tout l’équipement réseau, une antenne reliée
à la station pour émettre et recevoir le signal, une
connexion entre la station et le réseau fibré ou câblé
pour transmettre l’information et le réseau fibré
lui--même.
L’utilisation
des différentes bandes de fréquence de la 5G ne fait
pas nécessairement appel aux stations et antennes existantes.
Elle demandera
une augmentation du réseau fibré et tout une série
de nouveaux satellites.
Bandes de fréquence. La 5G repose provisoirement
sur une première bande de 700 MHz qui sert aujourd’hui
partiellement à la 4G, une seconde bande allant de 3,4 à
3,8 GHz (celle que l’Etat français vient de vendre
aux 4 opérateurs), une troisième de 26 GHz. (prévue
en 2024/2025)...
Ces bandes
répondent différemment aux trois
critères clés de couverture du réseau
mobile : portée, débit et pénétration
à l’intérieur des bâtiments.
A l’horizon
2025. La bande des 26 GHz a un excellent débit (1 Gb/s),
mais de portée réduite et de faible pénétration.
Certaines parois vitrées sont par exemple un obstacle pour
elle. La promesse du très haut débit de la 5G tient
principalement à l’utilisation de cette bande difficilement
compatible avec l’environnement urbain. Pour pallier sa faible
portée et sa faible propagation, des milliers d’antennes
«small cells» vont être déployées
en ville. Les «small cells» relaient le signal vers
les «macro cells».
Cette bande
demandera un nombre phénoménal d’antennes (type
small cells) pour assurer la couverture à très haut
débit et elles seront majoritairement installées sur
le mobilier urbain (feux rouges, lampadaires, bancs, panneaux de
signalisation).
La nouvelle génération de
technologies sans fil (wireless) reposera plus que jamais sur des
fils (wireline).
Ceci
est un point rarement signalé : même si l’utilisation
d’une nouvelle fréquence améliore la vitesse
de transfert d’une donnée, celle-ci, une fois captée
par l’antenne, partira dans le réseau fibré.
Une firme internationale de conseil estime que le déploiement
massif de la fibre pour la 5G représente un investissement
total de 130 à 150 milliards de dollars, sur 5 à 7
ans, à l’échelle mondiale.
Ce n’est
pas seulement la nouvelle fréquence qui garantit le très
haut débit, c’est la mise à jour et le redimensionnement
d’une infrastructure de serveurs, d’alimentations, de
câbles et de fibres, de backhaul (réseau d’amenée).
Ce qu’il faut comprendre de cette estimation de prix, c’est
que les opérateurs seront verrouillés dans une logique
d’investissements lourds pour une rentabilité incertaine,
sur l’hypothèse que le trafic augmentera de façon
rapide. Pour augmenter les recettes, il faudra augmenter notablement
les forfaits, réduire les coûts d’investissement
et d’exploitation et espérer le développement
d’usages suffisamment massifs justifiant l’utilisation
de la 5G (comme l’explosion de la vidéo en très
haute définition.)
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